Fiches de films - Répliques
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Clerks, les employés modèles
A midi j’me casse.

Jay : On veut d'la chatte ouais ! [A Silent Bob] J'ai la pêche aujourd’hui Bob on va se faire du blé et on ira s'éclater après on baisera un max et j’me ferais une salope, j’me taperais sa p’tite copine, j’m'enverrais tout ce qui bouuuuuuge. [A un passant] Qu'est s’tu mates toi j’vais t’éclater la gueule. Connard. Il me doit 10$ c'fils de pute. [A Silent Bob] Oh putain ce soir on va lui exploser la tronche et lui arracher son âme à ce sale con et si il veut m'acheter de la came putain rappelle moi de lui chier dans sa dose à c't'enfoiré. [A une passante] Hey la meuf qu'est c'tu fait ? Hey les pétasses ! [A Silent Bob] Chié. Hé bob t'es un méchant enculé tu sais mais t'es trop craquant. J'pourrais te sucer facile, j't’aligne trois autres mecs et j’vous fait le numéro de l'otarie goulue uh uh. Ooooh ! Pédé de meeeerde j'déteste les mecs ! Oh j'adore les MEUFS !!!
Veronica : Combien t'as laissé sur le comptoir ?
Dante : Heu trois dollars en p’tite monnaie et un ou deux billets. A c't’heure-ci les gens prennent juste leur journal ou leur café.
Veronica : T'as confiance ?
Dante : Pourquoi ?
Veronica : Bah comment peux-tu être sûr qu'ils prennent la monnaie qu'il faut ou même qu'ils paient ce qu'ils emportent ?
Dante : En théorie un type qui voie des billets sur un comptoir et personne à coté il se croit surveillé.
Veronica : L'honnêteté par la paranoïa.
Veronica : C'est flatteur tout ça.
Dante : Tandis que pour faire jouir une femme ! Alors là faut déjà être fort.
Veronica : Oh oui tiens donc.
Dante : Une femme qui fais jouir un mec c'est banal. Un mec qui fait jouir une femme, ça c'est du talent.
Dante : Animal, minéral ou végétal ?
Veronica : Minéral signifiant paraplégique ?
Dante : C'est celles qui opposent le moins de résistance !
Dante : Combien ? Alors ?
Veronica : Heu quelque chose comme... Trente-six.

Dante : Quoi ?! Quelque chose comme trente-six !!
Veronica : Pas si fort !
Dante : Mais ça veut dire quoi quelque chose comme trente-six ? Est-ce que je suis compris dedans ??
Veronica : Heu trente-sept alors.
Dante : Je suis le numéro trente-sept !!! Oh putain.
Veronica : Je vais à la fac.
Dante [A un client] : trente-sept putain de merde, ma copine a sucé trente-sept bites.
Le client : D'affilée ?
[...]
Dante : Chaque fois que je t'embrasserais je sentirais le goût de trente-six mecs... Ah putain trente-sept j'arrive pas à le croire...
[...]
Dante : Hey essaie de pas sucer de bites entre ici et la fac hein d'accord ?!
Randal : J'ai qu'une pince... Monseigneur.
Le vieux client chiant : P’tit con
Dante : Huit et demi !
Randal : Huit et demi.
Dante : Une fête chez John en terminale. J’suis bourré j'm’écroule dans la chambre, Caitlin se pointe elle me saute dessus.

Randal : Ca c'est tromper ?
Dante : Nan, en pleine action elle m'appelle Brad.
Randal : Elle t'appelle Brad !
Dante : Elle m'appelle Brad.
Randal : Ca c'est pas tromper ! Quand on baise on dit des conneries. Une fois j'ai appelé une fille « maman ».
Dante : J'ai allumé et elle a flippé. Elle croyait que j’étais Brad Michelson. "
Randal : Comment ça ?
Dante : Elle devait retrouver Brad Michelson dans une chambre dans le noir, elle s'est trompé de chambre elle savait même pas que j'étais à la soirée.
Randal : Oh putain.
Dante : Super histoire non ?
Randal : Elle était salope avec toi.

Dante : Mais cette histoire a un épilogue intéressant. Devine qui s'est retrouvé dans la chambre avec Brad ?
Randal : Ta mère.
Dante : Alan Paris.
Randal : Celui du club d'échecs c'est ça ?
Dante : Il sont partis tous les deux dans l' Idaho après le lycée, ils élèvent des moutons.
Randal : Ca fout la trouille.
Dante : Il faut de tout pour faire un monde.
Randal : A la lumière de ce conte horrible, comment tu peux fantasmer sur ta relation avec Caitlin ? Elle t'a brisé le coeur et poussé par mégarde deux hommes à la déviance.
Dante : L'Empire.
Randal : Blasphème.

Dante : C'est l'Empire qui a la meilleure fin... C’est vrai, t'as Luke il se fait couper la main qui découvre que Vador est son père et heu, Han qui se fait congeler et garder par Boba Fett, tout ça s'finit de façon si glauque, mais, c'est comme ça la vie, c'est une suite de situations glauques, alors que le Jedi s'était vraiment l'Muppet Show.
Randal : Non, y'avait pas qu'ça dans Jedi, y’a que maint'nant que je l'vois : ils construisent une autre étoile Noire, ok ?
Dante : Ouais...
Randal : La première était terminée et tout à fait opérationnelle avant que les rebelles la détruisent...
Dante : C'est Luke qui la fait sauter reconnaît lui ça...
Randal : Et la deuxième était en construction quand ils l'ont faite sauter...
Dante : Avec les compliments d'Lando Calrissian.
Randal : Y'avait un truc, la deuxième fois et j'ai toujours trouvé ça zarbi et j'arrivais pas à mettre le doigt d'ssus mais y'avait un truc qui clochait.
Dante : Et t'as trouvé alors ?
Randal : La première Etoile Noire était occupée par l'armée Impériale, à bord y'avait qu'des soldats, la section d'assaut, les dignitaires, les gens d'l'Empire.
Dante : Ouais, en gros...
Randal : Quand elle saute, aucun problème, les méchants sont punis.

Dante : Et la deuxième fois ?
Randal : La deuxième fois, elle était même pas terminée elle était encore en construction.
Dante : Et alors ?
Randal : Alors ?! Un chantier comme ça, aussi gigantesque nécessite vachement plus d'main d'oeuvre que peut en fournir l'armée impériale! J'parie qu'ils ont fait appel à des entrepreneurs indépendants, des plombiers, des métalos, des couvreurs...
Dante : Oui, y'avait pas qu'des gens d'l'Empire on est d'accords.
Randal : Ouais c'est ça ! Ils voulaient que ça soit construit vite et bien et ils ont engagé tous ceux qui sauraient faire le travail ! Tu crois que le soldat de base saurait installer un conduit d'cabinet ? Ils savent que tuer et mettre leur uniforme blanc.
Dante : Ils ont fait bosser des entrepreneurs indépendants... pourquoi ça te fout les boules que l'étoile saute ?
Randal : Tous les entrepreneurs innocents qu'ils ont engagés se sont fait tuer : ils ont été victime d'une guerre qui les concernaient pas !... mais oui écoute : disons que t'es couvreur. Un jour y’a un gros contrat d'état très juteux qui s'présente, t'as une femme, des gosses, un pavillon en proche banlieue, et on t'offre un contrat d'état ce qui veut dire qu'il y a plein d'avantages. C'est là qu'une bande de gauchistes arrive et fait tout exploser à cinq kilomètres à la ronde avec ses lasers. Toi, t'as rien demandé, t'as pas de convictions politiques t'essaies juste de te démerder pour gagner ta vie...
Un client : Excusez-moi, j'voudrais pas être indiscret mais de quoi est-ce que vous parlez ? »
Randal : De la fin dans Le Retour du Jedi.

Dante : Mon copain essaie de me convaincre que tous les entrepreneurs indépendants qui bossaient sur le chantier de l'étoile noire ont été les victimes innocentes de sa destruction par les rebelles.
Le client : Moi-même je suis entrepreneur. Je suis couvreur, établissement X, et en tant que couvreur, je peux vous dire que les convictions politiques d'un couvreur jouent un sacré rôle dans le choix d'un travail.
Randal : Par exemple ?
Le client : Eh bah, y’a 3 mois on m'a proposé un boulot sur les hauteurs. Superbe maison, qui était immense, fallait juste remplacer quelques tuiles. Ils m'ont dit que si je finissais dans la journée, j'gagnerai le double ! Ensuite j'ai compris chez qui j'étais.
Dante : Chez qui ?
Le client : Dominic Bambino.
Randal : Baby Face Bambino ? Le gangster ?
Le client : Lui-même. C'est vrai qu'il payait bien, mais c'était trop risqué, je savais qui c'était et rapport à tout ça, j'ai refilé le boulot à un copain à moi.
Dante [A Randal] : Rapport à ses convictions politiques.
Le client : Ouais, et la semaine d'après, la famille Foreski faisait sauter la baraque de Baby Face ! Et mon copain s'est fait descendre. il avait même pas fini son toit !
Randal : Sans blague...
Le client : J'suis vivant parce que j'savais quels risques on courait avec ces clients là . Mais mon copain il a pas eu autant d'veine. Les entrepreneurs qui ont bossé sur l'Etoile Noire savaient quels risques ils couraient, si ils se sont fait tuer c'est de leur faute. Un couvreur écoute ça [il tape sur sa poitrine], pas son portefeuille...
Randal : Ouais vous cherchez quoi ?
La cliente : Le p'tit toutou tout fou.

Randal : Heu une seconde j'ai la boite de distribution au téléphone. J'vais vérifier qu'ils l'ont.
La cliente : D'accord.
Randal : C'est quoi déjà le titre ?
La cliente : Ca s'appelle Le p'tit toutou tout fou
La gosse : Toutoutoufou
La cliente : Elle l'adore !
Randal : Ca se voit. [Puis au téléphone] Heu allo oui c'est RST Vidéo numéro de client 4352 c'est pour une commande. Ouais ouais une cassette de chaque pour les titres suivants : Bruits et chuchotements, Chacun ses goûts, Mets-la moi où il faut pas, Ramone-moi tous les tuyaux, Ma queue sur tes melons volume 8, J'aime la chipolata, Les insatiables lécheurs de culs, Huit pines et un p'tit con, Lâche le paquet, Salopes assoiffées le retour, Ca jute numéro 3, Arrose-moi les chaussettes, Le con d'Hélène, Les grandes voraces, Braquemarts noirs et foutre blanc, Bouffeuse de noeuds, Bouffeuse de fouffes, Hommes entre eux, Vaseline connexion, C'est rose et ça miaule oui et enfin Queue au garde à vous dans tous les trous. Ouais, heu quittez pas. [A la Cliente] Heu vous me redonnez le titre ?
Une cliente : Ils racontent plein de trucs mais ils disent jamais si c'est bien ou non. Est-ce qu'il y'en a un des deux qui vaut le coup ? [Un blanc] Alors ?
Randal : Quoi ?...

Une cliente : Est ce qu'il y'en a un des deux qui vaut le coup ? [Elle montre deux cassettes]
Randal : J'regarde pas les films.
Une cliente : Est ce que par hasard vous auriez entendu parler de l'un de ces deux films ?
Randal : J’trouve que c'est mieux de pas se mêler des affaires des autres.
Une cliente : Autrement dit vous n'avez pas entendu qui que ce soit dire quoi que ce soit à propos de l'un ou de l'autre de ces films ?
Randal : Et nan.
[La cliente se retourne, puis revient vers Randal en brandissant les deux mêmes vidéos]
Une cliente : Et qu'est-ce que vous pensez de ces deux la ?
Randal : Oh ils sont craignos.
Une cliente : C'est les deux mêmes cassettes que je vous ai montré à l'instant... Vous faites pas attention à ce que je vous dis !
Randal : Nan c'est exact.
Une cliente : Je doute fort que votre patron apprécierait si...

Randal : Et moi j'apprécie pas votre petite ruse madame.
La cliente : J'vous demande pardon ?
Randal : Votre petite ruse, votre stratagème sournois pour me coincer.
La cliente : Mais ? Je voulais seulement souligner le fait que vous ne faisiez pas attention à ce que j'étais en train de vous dire.
Randal : J'espère que ça fait du bien.
La cliente : Vous espérez que quoi fait du bien ?
Randal : J'espère que ça fait du bien d'avoir raison ? Y'a rien de plus jouissif que de montrer du doigt les défauts des autres. Pas vrai ?
La cliente : Oh ! J'vous jure que vous êtes pas prêt de me revoir !
Randal : Ooh on vous regrettera...
Dante : Pourquoi les conseillers d'orientation ?
Une cliente : Si votre boulot était aussi dénué de sens que le leur, vous deviendriez pas cinglé ?
Randal : C'est vrai que mon conseiller d'orientation n'a pas servi à grand chose...
Une cliente : Vous voyez, c'est important d'avoir un boulot qui ait son utilité. C’est pour ça que je masturbe à la main les animaux en captivité avant insémination.
Dante : T'as déjà remarqué ? Les prix finissent tous par neuf ! Oh putain c'est stressant !
Randal : Tu sais combien un épongeur de jus peu se faire par heure ?
Dante : C'est quoi un épongeur de jus ?
Randal : Celui qui nettoie les cabines de peep-show une fois que les mecs on juté.
[...]
Randal : Et l'épongeur de jus dois après que chaque mec ait envoyé la sauce. Ouais parce que quasiment tout le monde le fait sur la vitre et j'sais pas si tu sais mais le foutre laisse des traces si on nettoie pas tout de suite.
Un client : Faites attention.
Dante : Ah on va essayer
Le client : Vous savez que dans ces tubes y'a quelque chose qui peut donner le cancer ?
Dante : C'est ce qu'on m'a dit.
Le client : Mouais… J'avais un ami qui gagnait sa vie en avalant du verre. Dans un cirque.
Dante : Et il a attrapé le cancer à force de bouffer des néons ?
Le client : Non, il s'est fait écrasé par un bus.
Elle est morte au beau milieu de sa piscine foudroyée en plein crawl !
Randal : Mais j'adore les réunions, c'est ironique hein.
Randal : Elle était pas vieille hein...
Dante : 22 ans comme nous.
Randal : Embolie dans une piscine...

Dante : C'est un peu la honte comme mort.
Randal : C'est rien à coté de la façon dont mon cousin Welter est mort.
Dante : Il est mort comment ?
Randal : Il s'est brisé le cou.
Dante : Ben y'a pas de honte à avoir.
Randal : Il s'est brisé le cou en essayant de se sucer la bite.
Dante : Ohhh tu te fous de ma gueule.
Randal : Nan nan j’te jure !
Dante : Arrête tes conneries.
Randal : Sur la bible !
Dante : Oh nom de dieu.
Randal : Franchement, t'as jamais essayé de te sucer la queue toi ?
Dante : Non.
Randal : Aaah ouais t'es vraiment un refoulé hein.
Dante : Parce que j'ai jamais essayé de me sucer la queue ?
Randal : Nan parce que tu veux pas l'avouer ! Comme si on était un putain de pervers parce qu’on essayait de se faire une pipe. T'es aussi curieux que nous autres mon vieux t'as essayé !
Dante : Et qui l'a trouvé ?

Randal : Mon cousin ? C’est ma tante. C’était dégueulasse. Il était sur le lit, cul par dessus tête. Ma tante a flippé hein.
Dante : Il avait réussi la queue dans la bouche ?
Randal : Ouais. Et les couilles sur les lèvres.
Dante : Wow ! Il y est arrivé hein !
Randal : Oui mais à quel prix.
Dante : Je... j'ai jamais réussi moi...
Randal : Réussi quoi ?
Dante : Tu sais bien.
Randal : A te sucer la queue ?
Dante : Ouais, comme tu dis je crois que tout le monde est curieux et a essayé un jour ou l'autre.
Randal : J'ai jamais essayé moi. Putain de pervers.
Dante : J'en reviens pas de ce que t'as fait ! Randal : Mais j'te répète que c'est pas de ma faute !
Dante : T'as renversé le cercueil bordel !
Randal : J'me suis juste appuyé contre, c'est un accident.
Dante : Ah évidemment c'est pas le genre de trucs qu'on fait tomber exprès.
Randal : Le cercueil s'est renversé, bon et alors ?
Dante : Mais son cadavre a roulé par terre !
Randal : Il vont le remettre dedans elle risquait pas de se casser un bras de toute manière !
Dante : Hey, toi, combien de fois j't'ai dis de plus venir dealer devant mon magasin ?
Jay : Hey, j'deale pas, d'quoi tu causes ?
Un mec [à Jay] : Hey salut, t'as quelque chose....
Jay : Ouais, qu'est-ce que tu veux ?
Randal [Du tac au tac] : « Clientchiant » il s'appelle.
Le client : P'tit con d'mes deux.
Randal : Aaahh j'aime à penser que je suis maître de mon destin.
Dante : Salut bonhomme qu'est-ce que t'as loué ? Le meilleur des deux mondes ?
Randal : Un porno hermaphrodite. Des starlettes qui on des attributs des deux sexes si tu voyais les photos de la boîte, des supers nanas avec des queues à faire pâlir la mienne !
Dante : Et t'as loué ça ?
Randal : J'élargis un petit peu mes horizons.
Caitlin : Grosse nouille.
Randal : Exactement.
Caitlin : Je peux utiliser les toilettes ? Randal : Non y'a pas de lumière.
Caitlin : Ah bon et comment ça se fait ?
Randal : En fait y'en a mais tous les soir vas savoir pourquoi à 7h14 ça s'éteint.
Caitlin : Tu rigoles ?
Randal : Non, personne n'arrive a comprendre. Le patron veut pas payer l'électricien parce que l'électricien doit du fric au vidéoclub.
Caitlin : Ohh quelle situation sordide.
Randal : J’suis pris entre deux feux : J'suis déchiré entre ma loyauté envers mon patron et mon désir de ne pas me pisser dessus.
Bruit, bruit, bruit, fumer des joins, fumer des joins, s'faire une ligne, boire des bières.











