Fiches de films - Répliques
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Kill Bill : Volume 2
Black Mamba : Tu as réussi à me retrouver.
Bill : Je suis l'meilleur.
Black Mamba : Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Bill : Qu'est-ce que je fais là...? Et bien... Y'a un p'tit instant j'... Je jouais de la flûte. Et en ce moment, je bois des yeux la plus magnifique mariée qu'il m'ait été donné de contempler.
Black Mamba : Pourquoi es-tu venu ?
Bill : Un dernier regard...
Black Mamba : Tu seras sage ?
Bill : Je n'ai jamais été sage, comme tu le sais sans doute. Mais je ferai de mon mieux pour être gentil.
Black Mamba : J'te l'ai toujours dit, ton côté gentil, c'est ce qu'il y a de mieux en toi.
Bill : C'est sans doute pour ça... Que tu es la seule à l'avoir vu. Alors, tu as un polichinelle dans le tiroire ?!
Black Mamba : Hmm. Une polichinelle.
Bill : Et ben, c'est un rapide que tu as choisi, il n'a pas perdu son temps hein !
Black Mamba : Tu l'as vu, Tommy ?
Bill : c'est le blond ?
Black Mamba : Oui.
Bill : Je l'ai vu, oui. J'adore sa teinture.
Black Mamba : Tu as promis d'être gentil.
Bill : Je n'ai rien promi, j'ai dit que je ferai de mon mieux. Mais tu as raison. Et que fait ton... Jeune fiancé dans la vie ?
Black Mamba : Il a un magasin de disques d'occasion à El Paso.
Bill : Aah ! un amateur de musique.
Black Mamba : Il aime beaucoup la musique.
Bill : Comme nous tous. Et toi ? Que fais-tu pour gagner ton pain ces temps-ci ?
Black Mamba : Employée dans une boutique de disques.
Bill : Aaah, d'accord ! Tout à coup, tout est plus clair. Et tu es contente ?

Black Mamba : Oui, très contente gors malin. J'écoute de la musique toute la journée, et je parle musique toute la journée, c'est hyper cool. Je ne pouvais pas rêver mieux comme environnement pour éveler ma fille.
Bill : C'est mieux que courir le monde pour tuer des gens un peu partout en étant payé des fortunes nettes d'impôts...
Black Mamba : Tu as mis le doigt d'ssus.
Bill : Et bah ma très chère... Chacun son truc. Bon enfin, sans vouloir m'immiscer, je suis impatient de rencontrer ce jeune homme. Je suis un petit peu... Comment dire... Pointilleux, en ce qui concerne ton mariage.
Black Mamba : Tu veux venir à la cérémonie ?!
Bill : Seulement si je suis du côté de la mariée, d'accord ?
Black Mamba : Tu vas te sentir un peu seul tu sais, de mon côté.
Bill : A tes côtés, je me suis toujours senti un peu seul. Mais je ne m'assoirais pas ailleurs. Tu sais, j'ai... rêvé de toi il n'y a pas très loongtemps et...
Black Mamba : ... Ah tiens, voilà Tommy ! [à voix basse] Appelle-moi Arlène.
[Bill et Tommy se serrent la main]
Bill : Alors c'est vous Tommy ?!
Tommy Plympton : Hein hein.
Bill : Arlène m'a beaucoup parlé de vous.
Tommy Plympton : Chérie, ça va?
Black Mamba : Ca va bien. Tommy, j'te présente mon père.
Bill : Hahaha !! Salut.
Tommy Plympton : Oh bah ça alors ! Oh bah c'est extraordinaire ! J'suis vraiment enchanté de faire votre connnaissance, monsieur !
Bill : Appellez-moi Bill.
Tommy Plympton : C'est vraiment un plaisir Bill ! Arlène disait que vous étiez pris.
Bill : Surprise !
Black Mamba : Ca c'est papa tout craché ! C'est le roi de la surprise !
Bill : Oui, et comme le dit le proverbe, [il rit] la pomme ne tombe jamais loin du pommier.
Tommy Plympton : Vous venez d'arriver ?
Bill : A l'intant.
Tommy Plympton : Vous êtes venu directement d'Australie ?!
Bill : ... Biensûre.
Black Mamba : Oui, j'ai dit à Tommy que tu exploitais une mine d'argent dans le desert et que tu étais injoignable.
Bill [rit] : Heureusement pour nous tous, ce n'est pas l'cas ! Alors... Qu'est ce qui est censé se passer ? J'avais entendu parler de répétitions de mariage, mais je n'avais jamais entendu dire que ces répétitions devaient avoir lieu en robe de mariée.
Tommy Plympton : On s'est dit "pourquoi dépenser une somme pareile pour une robe qui ne servirait qu'une fois" ? En plus, elle est tellement jolie comme ça ! Alors on a décidé de l'utiliser au maximum.
Bill : Mais il paraît que ça porte malheur que le futur époux voit sa fiancée dans sa robe de mariée avant la cérémonie.
Tommy Plympton : Ouais... J'ai un certain penchant pour le danger !
Bill : Comme je vous comprends.
Le pasteur : Jeune homme, nous n'avons pas que ça à faire !
Tommy Plympton : Oui bon, y paraît qu'il faut qu'on remette ça, alors vous allez patienter queleques... Hey mais attendez ! Mais... Mais c'est à vous de lui donner le bras !
Black Mamba : Tommy ! Je n'crois pas que ce soit le genre de papa. Je t'assure, je suis persuadée qu'il se sentira beaucoup mieux assis avec tous les autres !
Tommy Plympton : Ah. Vous êtes sûr ?
Bill : Oui, ce serait trop je crois.
Tommy Plympton : Ah. Ok, on oublie ! Mais alors on dîne ensemble ce soir pour fêter ça.
Bill : D'accord, à condition que ce soit moi qui vous invite.
Tommy Plympton : Entendu. Il faut qu'on y aille.
Bill : Je peux regarder ?
Tommy Plympton : Mais évidemment, prenez place !
Bill : Le côté de la mariée, c'est où ?
Tommy Plympton : Vous y êtes.
[Tommy part devant. Bill et Black Mamba se retrouvent seuls]
Black Mamba : Bill, je voulais te...
Bill : ... Nan, tu ne me dois absolument rien. Si c'est l'homme que tu veux, alors... Retourne près de lui.
[elle l'embrasse]
Black Mamba : Tu m'trouves belle ?
Bill : Oh oui...
[elle l'embrasse de nouveau]
Black Mamba : Merci...
Budd : Ca t'a serieusement calmé hein ?! Ouais... C'est sûr, c'est plus difficile de faire la maline quand on a les seins truffés de gros sel ! Vu qu'j'ai pas... De seins... Aussi beaux et... Généreux que les tiens, j'ai du mal à imaginer à quel point ça doit être douloureux. Ouais... J'aime mieux pas le savoir !
[elle lui crache trois gouttes de sang au visage. Et lui riposte avec un crachat marron ignoble]
Budd : J'ai gagné.
Elle Driver : Bill ?
Budd : Tu t'trompes de frère la teigne.
Elle Driver : Budd...
Budd : Bingo !
Elle Driver : Qu'est-ce qui me vaut ce plaisir pour le moins douteux ?
Budd : J'viens de capturer la pouliche qui n'avait encore jamais été capturé.
Elle Driver : Tu l'as tué ?
Budd : Pas encore, nan. Mais y'aurait rien de plus facile. Elle est tellement calmée que j'pourrais lui donner le coup de grâce avec un caillou. Et heu... Devine c'que j'tiens dans ma main.

Elle Driver : Quoi ?
Budd : Un sabre de Hattori Hanzo flambant neuf ! Et j'peux te garantire, Elle, que cette lame a l'air de couper.
Elle Driver : Combien alors ?
Budd : Oh, c'est très difficile à éstimer, vue la rareté de la chose.
Elle Driver : Qu'est-ce que t'attends de moi ?
Budd : Tu rappliques ici, demain matin, à la première heure avec un million de dollars en liquide et j'te remetterai... Le meilleur sabre qu'ai jamais été forgé par un homme. Qu'est-c'que t'en dis ?
Elle Driver : Je dis que l'affaire est conclue. Mais à une condition...
Budd : Quoi ?
Elle Driver : Que tu la fasse souffrir jusqu'à son dernier souffle.
Budd [rit] : Ca ma chérie, je peux te garantir qu'elle va déguster.
Elle Driver : On se dit à demain alors, monsieur le millionnaire !
Budd : D'accord.
Budd : Qu'est c'que je te disais ! T'en as rencontré beaucoup toi des blondes aussi jolies ?! Moi, j'en ai pas rencontré beaucoup des blondes aussi jolies.
Ernie : J'ai vu mieux...
Budd [à Black Mamba] : Tu as quelquechose à dire ?
[silence]
Ernie : Les bonnes femmes appellent ça "le silence comme mesure de représailles", et nous on leur fait croire que ça nous emmerde ! Haha
Budd : Bon, t'attrappe les pieds, moi la tête.
[elle se débat]
Budd : Arrête ! Arrête ! L'asticot, r'garde ça. Tu sais c'que c'est ? [il tient une bombe lacrymogène à un centimètre des yeux de Black Mamba. Elle se calme] Du gaz lacrymogène. Bon, tu vas descendre sous terre cette nuit, et... Y'a rien à ajouter. C'est moi qui vais t'enterrer. J'avais pensé te laisser [il sort une lampe de poche] ça. Mais si tu continues à te débattre, on oublie la lampe éléctrique, et c'que tu auras à la place, c'est le contenu de cette bombe dans les yeux. J'te les crame direct ! Enterrée vivante... Aveugle... Et j'te dis pas la douleur. A toi d'choisir ma chérie. [elle reste calme] C'est un bon choix. [il la met dans un cerceuil] Ca t'apprendra à faire de la peine à mon frère.
Bill : Il était une fois, en Chine. Pour certains, ce serait autour de l'an 1003 de notre ère. Un grand prêtre de l'ordre du Lotus Blanc nommé Pai Mei. Il marchait sur la route, perçevant tout ce qu'un homme disposant des immenses pouvoirs dont disposait Pai Mei peut perçevoir. Autant dire qu'on ne saura jamais ce qu'il perçevait... Lorsqu'apparu soudain sur la route, venant dans le sens opposé, un moine de Shaoline. Quand le moine et le prêtre arrivèrent à la même hauteur, Pai Mei, prodigant une formidable démonstration de sa générosité salua le moine d'un léger hochement de tête. Lequel ne lui fût pas rendu. Le moine avait-il intentionnellement insulté Pai Mei, ou n'avait-il pas remarqué ce geste de sociabilité ? Les intentions du moine demeurent innconues. Ce qui est connu, ce sont leurs conséquences. Le lendemain matin, à Shaoline, Pai Mei se présenta à la porte du temple et demande à... Au Père Superieur de ce temple qu'il lui offre immédiatment sa tête... Pour réparer l'insulte. Le Superieur commença par essayer de raison Pai Mei, et de se rendre à l'évidence, Pai Mei était intraîtable. Ainsi débuta le massacre des soixantes moines du temple de Shaoline qui périrent ce jour-là... Foudroyés par le Lotus Blanc. Car, Pai Mei, selon la légende avait employé la technique des "cinq points et la paume qui font exploser le coeur".
Black Mamba : Excuse-moi, mais la technique des "cinq points et la paume qui font exploser le coeur" c'est quoi ?!

Bill : C'est la frappe la plus foudroyante de tous les arts martiaux. Il te frappe, du bout des doigts évidemment, en cinq différents points de pression très précis. Et puis... Il te laisse t'éloigner. Mais il suffit que tu fasses cinq pas pour que ton coeur explose, à l'interieur de ta poitrine, et que tu t'écroules sur place... Foudroyé.
Black Mamba : Il te l'a enseigné à toi ?
Bill : Non. Il n'enseigne à personne la technique des "cinq points et de la paume qui font imploser le coeur". Tu sais, une des choses que j'apprécie le plus chez toi, ma grande, c'est que tu es particulièrement censée pour ton âge. Aussi, permets-moi malgré tout de te donner un bon conseil. Quoi que fasse Pai Mei, quoi qu'il dise, obéis. Si tu le regardes, ne serait-ce qu'un instant avec une lueur de défi dans l'oeil, il te l'arrachera ! Et si tu t'amuses à jouer les américaines insolentes avec lui, il n'hésitera pas à te briser la nuque et à te casser le doigt avant que tu n'ais pu réagir. Et c'en sera fini de toi.
Black Mamba : Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Bill : Rien.
Black Mamba : Tu t'es battu ?
Bill : Un combat amical...
Black Mamba : Pourquoi il m'accepte ?
Bill : Parce que... Il est très, très, très, très vieux. Et que tous les vieux salopards finissent comme tout l'monde... Souffrir de la solitude. Ce qui n'a pas pour effet de diminuer leur pouvoir mais leur apprendre à apprécier la compagnie. ! Ha ! Tu verras, tu vas bien t'amuser ! Monter, descendre ces marches en transportant des sceaux d'eau.
Black Mamba : Quand est-c'que j'te reverrai ?
Bill : C'était le titre d'un de mes morceaux soul préférés, dans les années 70 !
Black Mamba : Quoi ?
Bill : Rien. Quand tu seras prêtes, il me le dira.
Black Mamba : Mais ce sera quand à peu près ?
Bill : Ca ma chérie, ça dépend de toi surtout. N'oublie pas, sois docile et modeste. En tout cas pendant au moins un an. Laisse le se... S'habituer à ta présence. Il hait les occidentaux et il méprise les Américans, et n'a que du dédain pour tout ce qui est féminin. Donc dans ton cas... Il se pourrait que ce soit non. Adios.
Budd : Oui.
Elle Driver : Y'a rien à dire Budd, c'est vraiment funnky comme mort ! Heu, tu m'as dit que la pierre tombale était à quelle nom ?
Budd : Paula Schultz
Elle Driver [désignant le sabre de Black Mamba] : J'ai le droit de jetter un coup d'oeil ?
Budd : C'est mon argent qu'il y a dans cette valise ?
Elle Driver : Absolument.
Budd : Bien. Le sabre est à toi.
[Budd met le mixer en marche, ce qui couvre les paroles de Elle]
Budd : Qu'est-c'que tu dis ?
Elle Driver : Je disais "alors c'est ça un Hattori Hanzo ?!"
Budd : Ah ouais, c'est ça.
Elle Driver : Bill m'a dit que tu en avais un aussi.
Budd : oui, j'en ai eu un...
Elle Driver : En comparaison, tu penses quoi de celui-là ?
Budd : Si tu veux comparer un sabre de Hanzo, comprare-le plutôt à tous les autres sabres qui n'ont pas été fabriqué par Hattori Hanzo. [Il lui sert un verre] Tiens, trempe tes lèvres là -dedans. Alors, quel effet ça te fait ?
Elle Driver : Quoi ?
Budd : On dit que le tueur en série qui fait le plus de victime parmis les vieux c'est la retraite. La plutpart des gens qui ont du boulot ont tendance à vivre un peu plus longtemps pour le faire... Un guerrier et son ennemi ont ce même genre de relation. Alors maintenant que tu n'as plus ton ennemi à affronter en combat singulier, quel sentiment est le plus fort en toi ? Le soulagement... Ou le regret ?
Elle Driver : Un p'tit peu les deux.
Budd : Arrête. Je m'doute bien que tu ressens un p'tit peu les deux... Mais je suis certain que tu en ressens un un peu plus que l'autre. Alors, c'est du soulagement, ou du regret ?
Elle Driver : Du regret.
Budd : Faut lui reconnaître ça à la grande, j'ai jamais vu personne bluffer Bill comme elle a bluffé Bill. Bill qui la trouvait tellement maline, même si elle l'était juste... Juste Un peu plus que la moyenne des blonds !
[Budd ouvre la valise et voit tout plein de billets verts. Il se met à jubiler]
Budd : J'te remercie.
[il commence à retirer l'argent, jusqu'à ce qu'un serpent, caché entre les billets l'attaque au visage]
Elle Driver : Pardon Budd... Je manque à tous mes devoirs. Budd, j'te présente mon ami le black mamba. Black mamba, c'était Budd. Tu sais comment on s'est rencontré ? Je l'ai commandé sur internet. C'est une créature fascinante, le black mamba. Ecoute ça [elle sort un petit calepin. Budd agonise] "En Afrique, on dit que, dans la brousse, l'éléphant tue, le léopard tue et le black mamba tue. Mais ce n'est qu'avec le mamba, et c'est bien connu en Afrique où c'est tout sauf une fable, que le décès est assuré. D'où son surnom de Annonciateur de l'Agonie". Trop cool hein ?!! "Son venin neurotoxsique est le plus efficace des poisons. Il agit sur les nerfs et provoque une paralysie générale. Le venin du black mamba tue un être humain en environ quatres heures si celui-ci a été mordu à un doigt ou à une jambe. En revanche, une morsure au visage ou sur le haut du corps peut entraîner la mort en moins de vingt minutes". La suite te concerne, écoute bien. "La quantité de venin qui est libérée dans une morsure peut être gargantuesque !" c'est un mot que j'adore,
. "Si on ne dispose pas d'anti-venin, 10 à 15mg sont une dose fatale pour un homme, alors que le black mamba injecte généralement au moins 100, et souvent 400mg de venin par morsure à sa victime". [Elle range son carnet] Et maintenant, pour mettre à profit les quelques minutes de souffrance qu'il te reste à vivre, je répondrais de façon plus exhaustive à la question que tu m'as posée tout à l'heure. Là , en c'moment, ce que j'éprouve en fait, c'est du regret. Je regrette que mon ennemi, la rivale la plus extraordinaire que j'ai jamais combattu ai perdu ici, dans tes terres, et se soit faite prendre au piège sournoisement à cause d'une pourriture d'alcoolot comme toi. [soupir] Elle méritait mieux. [Budd meurt. Le portable de Elle sonne]
Elle Driver : Bill ? J'ai une nouvelle tragique à t'annoncer. Ton frère est mort... Oui, je suis désolée, vraiment. Elle avait mis un black mamba dans sa piole... Mais j'l'ai eu ! Elle est morte. Je peux préciser si tu veux. Si un jour tu as du vague à l'âme chéri, va à Barstow en Californie. Une fois que tu y seras, va chez un fleuriste acheter un beau bouquet de fleurs, tu vois. Ensuite, rends-toi avec tes fleurs sous le bras au cimetière d'Hungtington sur Gadalupe. Une fois là , cherche la tombe de Paula Schultz et déposes-y ton bouquet. Car ce carré de terre est en fait la tombe de Béatrix Kiddo... J'peux être là dans quatre heures. Tu veux que je vienne ? [...] Non non non, t'as besoin de moi ! j'suis là . [...] D'accord. J'pars maintenant. Fumes quelques joins en attendant que j'arrive.
Elle Driver [désignant le sabre que Black Mamba tient] : C'est quoi ça ?
Black Mamba : Le sabre Hanzo de Budd.
Elle Driver [vexée] : Il l'avait fourgé soi-disant !
Black Mamba : Ce qui prouve qu'il mentait comme il respirait. Elle...
Elle Driver : Bé...
Black Mamba : Une petite question qui m'a toujours démangé. De toi à moi, entre consoeurs, qu'est ce que tu lui as dit à Pai Mei pour qu'il te punisse en t'arrachant l'oeil ?
Elle Driver [amusée] : Je l'ai traité de vieillard pitoyable, gâteux et borné.
Black Mamba : Hoou... Maladroit.
B.B. : Je l'ai... Je l'ai tué.
Bill : Emilio était son poisson rouge.
B.B. : Emilio était mon poisson rouge.
Bill : Elle est arrivée en courant dans ma chambre, son poisson à la main, et elle ma dit, en sanglotant "Emilio est mort". "Comme c'est triste" lui ai-je dit. Et puis j'lui ai demandé "et comment est-il mort ?" Qu'est ce que tu m'as répondu ?
B.B. : J'lui ai marché dessus.

Bill : Soyons précis chérie, les mots que tu as utilisés dans un soucis tactique étaient "j'lui ai marché dessus sans le faire exprès". Là-dessus je t'ai demandé "et par quel miracle ton pied s'est-il soudain retrouvé dans le bocal d'Emilio posé sur la commode ?", et tu m'as dit "non, non ! Emilio était sur le tapis quand j'lui ai marché dessus". Humm... Double mystère. Et par quel miracle Emilio s'est retrouvé sur le tapis ?" Et là ta maman sera sûrement très fière de toi, tu n'as pas menti. Tu m'as dit que c'était toi qui avait sorti Emilio de son bocal et l'avait mis sur le tapis. Et qu'est-ce qu'il faisait Emilio ?!
B.B. : Il sautait sur le tapis.
Bill : Et tu lui as marché dessus.
B.B. : Ouaip.
Bill : Et quand tu as relevé le pied ?
B.B. : Rien du tout.
Bill : Il n'a plus jamais bougé, c'est ça ?
B.B. : Oui.
[...]
[un peu plus tard, B.B. se couche]
Bill : Tu l'aimais Emilio hein ?!
B.B. : Hm.
Bill : Et bien moi j'aime ta maman. Je l'aime même beaucoup. Pourtant je lui ai fait ce que tu as fait à Emilio.
B.B. : T'as marché sur maman ??
Bill : L'idée, c'est que nous croisions de fer avec nos sabres Hanzo si j'ai bien compris ?
[Black Mamba hoche la tête]
Bill : Bien. Il se trouve que cette asiana a une plage privée. Et cette plage privée, qui est déjà un endroit magnifique en pleine journée peut devenir bellissime sous la Lune. Et il se trouve que précisement que c'est la pleine lune cette nuit. Donc, si tu veux que nous nous battions au sabre, c'est l'endroit tout indiqué. Maissi tu veux qu'on fasse ça à l'ancienne, et tu sais à quel point je suis de la vieille école alors nous pouvons attendre l'aube et nous entredécouper au levé du soleil comme deux honnêtes duelistes.
[Black Mamba tente de prendre le sabre Hanzo de Bill, posé sur une table. Bill tire juste à côté d'elle]
Bill : Attention. Si tu veux jouer à ça, j'vais être obligé de te tirer dans la jambe. Ou alors dans le genou, et il paraît que ça fait très mal, dans le genou. [Bill retire, de nouveau très près d'elle] Hahaha! C'était pour rire ! Bien. Lorsque je pense à toi, et à nous, il y a une foule de questions qui me hantent encore. Donc, avant que cette histoire de vengeance sangulante n'atteigne son paroxisme, j'aimerais t'en poser quelques-une. Et je voudrais que tu me dise toute la vérité. Malheureusement, là, y'a un problème, car quand il s'agit de parler de moi, je pense que tu es totalement et vicèralement inccapable de dire la vérité, à moi en particulier, et surtout à toi-même. Et, en ce qui me concerne, je suis totalement et vicèralement inccapable de croire un mot de ce que tu dis.
Black Mamba : Comment on va faire alors pour résoudre ce problème ?
Bill : Voilà ! Il se trouve justement que j'ai une solution. [il lui tire une fechette dans le genou] Je t'ai eu !
Black Mamba : AH ! PUTAIN ! Mais qu'est-ce que tu as fait ?? C'est quoi ce truc que tu m'as planté ??
Bill : Ma plus belle invention, ou du moins, ma préférée. [elle tente de la retirer] Pas touche ! Laisse la
sinon je t'en plantes une dans la joue. Le produit que cette fléchette contient, qui peine à se frayer un chemin dans tes veines est un sérum de vérité extrêmement efficace car très dosé. D'où son nom de Grand Révélateur des Secrets. Deux fois plus actif que le penta-hexa, sans effets secondaires et autres inconvénients, si ce n'est peut-être, une très légère euphorie. Tu la ressens ?
Black Mamba : L'euphorie ?
Bill : Oui.
Black Mamba : Nan !
Bill : Dommage. Tu sais sans doute que la bande dessinée est une de mes passions. Surtout les histoires de super-héros. Je trouve que toute cette mythologie qu'il y a autour des supers héros est fascinante. Prenons par exemple, mon super héros préféré, Superman. Pas trop terrible comme B.D., pas géniale au niveau du dessin, mais, la mythologie... La mythologie, elle est tout-à-fait géniale et brillante.
Black Mamba [parlant de la fléchette] : Il lui faut encore longtemps à cette saleté pour faire effet ?
Bill : Environ deux minutes. Juste le temps qu'il me faut pour arriver là où je veux en venir. Alors un truc de base de la mythologie du super héros, c'est qu'il y a le super héros et puis il y a son alter égo. Batman est en réalité Bruce Wayne, Spider-Man est en réalité Peter Parker. Quand il se lève le matin, il est Peter Parker, il faut qu'il mette un costume pour devenir Spider-Man, et c'est sur ce point très caractèristique que Superman se différencie des autres. Superman n'a pas eu à devenir Superman. Quand il est venu au monde il était Superman. Quand Superman se lève le matin, il est Superman. Son alter ego c'est Clark Kent, son costume avec le grand S rouge c'est la couverture dans laquelle il était enveloppé, bébé, quand les Kent l'ont trouvé. C'est ça sa tenue d'origine. Lorsque Kent met les lunettes et le costard, ça c'est un déguisement, ça c'est le costume que Superman met pour donner le change. Clark Kent est l'image que Superman à de nous. Et qu'est-ce qui caractérise Clark Kent ? Il est faible, il doute de lui même, c'est un lâche. Il est la critique que Superman fait de toute l'humanité. Un peu comme Béatrix Kiddo et madame A. Plympton...
Black Mamba : Ah d'accord... Je comprends où tu voulais en venir.
Bill : Tu aurais porté le costume de Arlène Plympton, mais tu es née pour être Béatrice Kiddo, et tous les matins quand tu te lèves, tu ne peux être que Béatrice Kiddo. [Désignant la flèche] Ah oui heu, tu peux enlever ça.
Black Mamba : Alors je ferais partie des super héros ?
Bill : Tu fais partie des tueurs. Tu fais partie des tueurs nés ! Tu es faite pour ça. Et tu ne changeras jamais. Vivre à El Paso, travailler dans un magasin de disques d'occasion, aller au cinéma avec Tommy, découper des bons de réduction... C'était une façon d'essayer de te faire passer pour une abeille ouvrière, une façon de t'intégrer à la ruche. Mais tu n'es pas une ouvrière, tu es une guerrière, une combattante ! Et tu aurais beau boire des bières, organiser des barbecues dans ton jardin et prendre quelques kilos, rien, jamais ne fera de toi ce que tu n'es pas.
[...]
Black Mamba : Tu sais Bill, j'vais t'avouer une chose. Si on m'avait dit, il y a un peu plus de cinq ans qu'il était possible qu'un jour tu me donnes le coup de grâce en me mettant une balle en pleine tête et en me laissant mourir dans une mare de sang, j'n'y aurais pas cru une minute. J'étais bien naïve c'est ça ?!
Bill : Heu excuse-moi, c'était une question ? Effectivement, si tu veux me faire dire que tu étais naïve de ne pas croire que j'étais capable de tout et du pire, je te l'accorde.
Black Mamba : Pourquoi ?
Bill : Quand j'ai vu que tu ne rentais pas, j'ai cru naturelement que Liza Wong, ou je ne sais pas qui t'avait tué. D'ailleurs, soit dit en passant, faire croire à une personne qui vous aime qu'on est mort alors qu'on ne l'est pas, ça, c'est de la pure cruauté ! J'ai porté ton deuil pendant trois mois. Et au bout de trois mois de lamentations, je suis parti sur tes traces. C'n'est pas pas toi que j'ai décidé de rechercher. J'avais décidé de chercher les fûmiers qui, j'en étais certain t'avaient liquidé. Et c'est toi que j'ai retrouvé ! Et là, j'ai découvert non seulement que tu étais vivante, mais que tu allais te marier avec un vrai connard... Et en plus enceinte. Je m'suis emporté.
Black Mamba : Tu t'es emporté ?! C'est ça ton explication ?
Bill : J'n'ai jamais dit que j'allais m'expliquer ! J'ai dit que j'allais te dire la vérité. Mais, si tu trouves que je ne suis pas clair, disons les choses telles qu'elles sont : je suis un tueur, un meurtrier sans pitié, tu le sais. Et ça entraine des conséquences de briser le coeur d'un meurtrier sans pitié. Experience que tu as faite.






