Fiches de films - Répliques
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Las Vegas Parano
Duke [narrateur] : Pas la peine de parler des chauves souris, j'me suis dit, ce pauv' type les verra bien assez tôt.
Duke [narrateur] : On avait 2 sacs bourrés d'herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d'acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontans, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, en plus une bouteille de Téquila, une bouteille de Rhum, une caisse de bière, un demi litre d'Ether pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu'on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand on démarre un plan drogue, la tendance, c'est de repousser toute limite. Mon seul souci dans tout ça, c'était l'Ether, je n'connais rien au monde de plus pitoyable, et irresponsable, et dépravé, qu'un Etheromane en vadrouille... et je savais qu'on y viendrait avant longtemps...
Attends! faut pas s'arrêter ici ! C'est le pays des chauves souris !!
Duke : C'est mon avocat, et non une pauvre épave ramassée dans un bouge. Hein ? Un étranger. Il est probablement Polynésien. C'est pas gênant j'espère ? T'es pas raciste ?
L'autostoppeur : Oh que nan !
Duke : Je m'disais aussi... Parce que, en dépit de sa race, cet homme est extrêmement valable à mes yeux.
Duke : Nan, pas moi, nous sommes des gens responsables !
Duke : C'est pas Dieu qui l'a fait c'est toi ! T'es une saloperie d'agent des stups j'men doutais ! C'était toute not' cocaïne espèce de flic, saloperie de flic, sale flic, grosse pute !!
Duke : Vas t'faire.
Homme : D'accord.
Militaire : Elle est ou cette putain d'course ?
Duke : J'en sais rien vieux, on est juste des compatriotes américains, comme vous!
Deux braves types dans une décapotable rouge feu, défoncés, déchirés, raides, de braves gens...
Duke : ... Le chien a baisé l'pape ! Mais c'est pas ma faute !...
Gonzo
: Quand le lapin arrache sa propre tête, je veux que tu balances cette saloperie de radio dans la baignoire a...avec moi...Duke : Putain mais t'es complètement déjanté toi ! Ca va t'exploser tu vas traverser le mur, tu...tu vas être crevé en dix secondes ! En plus euh...va falloir me disculper !
Gonzo : Mes couilles...
[...]
Duke : Alors tu veux que je jette ce truc dans le bain quand White Rabbit explose hein, c'est ça ?
Gonzo : Oh putain ! J'commençais à m'dire qu'il m'faudrait sortir d'ici et faire venir une femme de ménage pour qu'elle le fasse.
Duke : Mais non, j'men charge ! Merde, les amis c'est fait pour ça...
Gonzo : Oh ! Mais qui a parlé de te trancher la tête? Je voulais juste te graver un petit Z sur le front ! Hiiihiihihihihi !!
1965, L'acide pleut sur Los Angeles...
Gonzo : J'ui ai donné d'la défonce avant de m'apercevoir qu'elle n'avait jamais absorbé une seule goutte d'alcool.
Duke : Ouais ça va probablement marcher, on la garde défoncée comme ça et on la descend au congrès, ouais elle est parfaite pour ce genre de sauteries, les flics paieront jusqu'à 50 dollars pour la passer à tabac et puis pour la partouzer...
Duke : Bon très bien écoute moi, dans quelques heures, elle va probablement être assez claire pour s'extirper à son trip et elle va être dans une rage abominable quand lui reviendra à l'esprit, le souvenir difus de l'obscène séduction du cruel polynésien, qui l'a fait boire, lui a refilé de l'acide, l'a entraîné dans une chambre d'hotel de Las Vegas et ensuite a sauvagement pénétré, tous les orifices de sa petite personne, avec son membre, non circoncis, tout frétillant !
Gonzo : oooh qu.. qu'elle horreur mon vieux !
Duke : bah, la vérité c'est cru.
Gonzo : Oh c'est, aaah, aaah, oh c'est baah, baaah, c'est aaah. que de dieudègnedeuveudua...
Duke : oui, tu vas aller directement à la chambre à gaz ce coup là...
J'ai envie de saumon rose, j'ai une envie incoercible de saumon rose...
Duke [narrateur] : Alors ça, c'était un engin extravagant... Dix mille dollards de gadjets et d'effets spéciaux étonnants! Les fenêtres arrières montaient comme des grenouilles dans une marre dynamitée... Le tableau de bord était plein de boutons et de lumières ésothériques, de cadrans et de compteurs auxquels je ne comprenais jamais rien.
Duke : Hey ! Bien l'bonjour comment ça va ? D'accord vieux... Tout va pour le mieux ! [Il accélère]
Duke [narrateur] Peu de gens appréhendent l'approche psychologique exigée pour le flic d'autoroute. Le chauffard de base va paniquer et se ranger illico sur le bas côté, grossière erreur... Ca déclenche le mépris dans le coeur du flic. Faites vous pourchasser par cet enfoiré, il vous suivra, mais il sera dérouté par votre clignotant signalant votre intention de prendre à droite, c'est pour lui faire savoir que vous vous rangez dans un endroit correct, pour mieux dialoguer, ça lui prendra un moment pour s'apercevoir qu'il va faire un demi-tour complet à pleine vitesse... Mais vous, vous serez paré, prêt à la puissance de l'accélération, prêt à jouer du pédalier...
[...]
Le flic : Vous vous rendez compte de ce que vous faites quand vous roulez comme ça ?Duke : Ouais, je sais j'suis coupable, j'compends tout à fait. C'est un crime et je l'ai fait tout de même. Merde, pourquoi discuter? J'suis une saloperie de criminel! Regardez-moi...
Le flic : Vous avez une drôle d'attitude.
Duke : Vous savez, j'ai le sentiment que vous devriez aller dormir, il y a une aire de repos, un peu plus loin...
[...]
Le flic : Vous savez j'me dis qu'un gars du style du votre, devrait essayer le crabe de terre, un excellent fruit de mer.
Duke : Le crabe de terre ? D'accord, pourquoi pas? C'est un tuyau super...
Le flic : Regardez moi dans les yeux... [Il le fixe]
Duke : Est- ce que tout va bien ?
Le flic : J'pourrai avoir un p'tit baiser avant que vous vous en alliez ? J'me sens très seul ici...
[...]
Duke [narrateur] : J'me sentais violé ! Ce porc m'avait baisé dans tous les sens du mot ! Et maintenant il allait s'en vanter à l'ouest de la ville, en attendant qu'je fonce vers Los Angeles...

Gonzo : En tant qu'avocat, je te conseille de t'envoyer une gorgée de la petite bouteille brune qui est dans ma trousse de toilette. Il en faut pas beaucoup... Juste une... petite goutte...
Duke : C'est quoi ce truc ?
Gonzo : A côté de ça, même la plus pure mescaline tu la prends pour... De la limonade... Adrénochrome !
Duke : Putain quels beaux nichons!
Gonzo : D'abord, ta tête va enfler comme une pastèque, tu vas grossir de cinquante Kilos environ en deux heures. Il va te pousser des griffes, des pustules sanguinolantes...
Duke : Oui !Gonzo : Et ensuite tu vas remarquer que tu as six énormes seins poilus qui te poussent dans le dos!
Duke : Fantastique !
Gonzo : Tu vas perdre la vue. Ton corps va se transformer en cire. Il va falloir te mettre dans une brouette. Et tu vas hurler à l'aide! Ton cri sera celui d'un raton laveur HUUAAAAA !!! Putain je suis près à tout essayer dans la vie mais jamais je ne toucherai à une épiphyse hein jamais...
Duke : Finis!... Ta putain d'histoire vieux ! Qu'est-ce qui s'passe ?! Parle moi des glandes...
Gonzo : Oh nom de dieu ce truc t'a complètement possédé hein? Regarde ton visage là t'es sur le point d'exploser.
Duke : Peut-être que tu pourrais juste ... Me balancer dans la piscine...
Gonzo : Putain si j'te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris, mon vieux, t'en as trop pris, trop pris !
Duke : Ils veulent que j'aille à Las Vegas tout de suite, prendre contact avec ce photographe Portugais nommé La Cerda, lui il me donnera tous les détails. Tout ce que j'aurais à faire c'est m'installer dans une suite insonnorisée et il me mettra au parfum, qu'est-ce t'en dis?
Gonzo : Toute cette histoire sent le merdier, va te falloir une tonne de conseils légaux avant la fin de cette aventure.
Duke : A ouais!
Gonzo : Étant ton avocat je te conseille de te louer une voiture rapide, une décapotable...
Duke : hum...
Gonzo : Il va te falloir de la cocaïne.
Duke : hum ouais.
Gonzo : Un magnétophone pour passer notre musique.
Duke : hum...
Gonzo : Des chemises tropicales. Tu dois te tirer de Los Angeles pour au moins 48h. Aaaah ça me pourri le week end.
Duke : Pourquoi ?
Gonzo : Parce que naturellement je vais t'accompagner!
Duke : Ah!
Gonzo : En plus de ça il faut nous armer... jusqu'aux dents...
Duke : Et ben... pourquoi pas? Enfin si cette histoire vaut le coup, ça vaut l'coup non ? C'est le rêve américain en action !
Gonzo : J'l'ai commandé au room service. Fallait un truc pour trancher les citrons verts vieux !
Duke : Les citrons verts ? Quels citrons verts ?
Gonzo : Ces cons y z'en avaient pas ça pousse pas dans l'désert !!!
Gonzo : Hein ?
Journaliste : Oui ! Nous sommes ici pour un reportage télé, en fait c'est une série télévisée. J'me disais peut-être qu'on ferait un truc sur vous!
Gonzo : Oh bin héhé...Je... J'ai un énorme machin là , tu vois... Pour l'affaire c'est... héhé... Il est très gros oui...
Duke : On fait partie de l'équipe de l'usine.
Caméraman : Mes couilles ouais...
Duke : Quoi?
Caméraman : Mes couilles...
Gonzo : Je crois que dans cet ascenceur y'a un oiseau d'malheur qui se niche, y'a un oiseau con qui traîne en ville... Espèce d'enfoiré d'blanc, j'vais te l'démontrer mieux qu'en parole mec... Eh t'as du feu?... Hmm?
Journaliste : Non.
Gonzo : [à La Cerda, le photographe Portugais] T'as pas confiance en moi? Hein? Arrête de sourire... [Sors son couteau] T'as raison d'te payer ma gueule branleur t'as raison. Alors, t'as envie d'l'impressionner ? Bah vas-y, impressionne-la avec moi ! Impressionne-la avec moi !
Duke : Oh putain...
Et le voilà qui s'envole ... Un des prototypes personnels de Dieu, un mutant à l'énergie dense, jamais conçu pour la production en série, trop bizarre pour vivre, et trop rare pour mourir...
Gonzo : Quoi ?
Duke : Y'a deux bonnes femmes qui baisent un Ours polaire...
(Merci à Yo pour les noms de bécanes !)
Duke : Pourquoi tu laisses pas cet enfoiré tranquille ? Reste calme.
Gonzo : Quoi t'as passé un marché avec cette merde ?
Homme dans les toilettes : Qu'est-ce quii vaa paas?...
Duke : Et bienn, touut ce truuc touut blannc suur maa maanche... C'eest duu L...S...D...


