Fiches de films - Répliques
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La Totale
François : Je sais pas comment tu fais pour supporter que ta femme et son mec vivent chez toi dans ton lit, et toi dans la chambre d’ami.
Einstein : Oh depuis deux jours y’a du nouveau parce que son amant me considère plus du tout comme un ami. Alors j’dors dans l’garage. Tu m’diras, ça me fais économiser une demi heure de sommeil puisque quand je me réveille, je suis déjà dans la bagnole.
François : Bonjour vous êtes bien dans ma voiture mais j’y suis pas pour le moment, vous pouvez laisser un message après le bip sonore. Tuuuut.
Einstein : Bon ba c’est con pour toi que tu sois sur répondeur hein, c’est mauvais pour ta carrière.
François : Annonce la couleur.
Einstein : Vert, feu vert pour l’opération Remorin.
Einstein : Moi pour mes 40 ans, on avait organisé une fête mais elle a mal tournée aussi. Faut dire que ma femme avait pas le moral parce que son Jules du moment l'avait larguée. Elle était tellement mal la pauvre qu'elle en a même oublié d'acheter le gâteau, alors comme j'avais pas de bougies sur lesquelles souffler, j'suis sorti et j'ai éteins 40 bistrots.
Les Quatre Mousquetaires :
Ne sachant pas comment pour ton anniversaire
Te faire un compliment dont tu pourrais être fier
Après moult tracas c’est en alexandrin
Que t’es potes t’honorent, ô toi François Voisin
Hier étudiants, aujourd’hui 5 vieilles tiges
Ensemble à nouveau, fêtons t’es 40 piges
Marié avec Hélène, et c’est pas la plus moche
Te voilà avec 2 mômes et en prime une belle d’och
Et pour toi François, digne des plus hautes ambitions
Te voilà planqué aux télécommunications
De puissance, de gloire, de fric, tu peux te gaver
Oubli la routine, rejoins nous dans l’privé !
Braquet : Alors j’veux bien que Sarkis soit méfiant mais euh ... ou alors il est très très fort ou alors vous êtes vraiment très nul.
[il s'agit de la suveillance de l'appartement d'une call-girl de luxe]
Braquet : Alors d'habitude les gars sont pas très chaud pour aller planquer dans la camionette, mais alors là ils étaient tous volontaires.
François : Dis donc t’en connais un rayon sur les putes, toi.
Einstein : Ah c'que je sais des morues à 5000 balles je l'ai appris dans les livres. Parce que moi mes infirmières de l'âme, elles me soignent à 200 francs.
La comptable : Motif de la mission ?
François : Une pute. Contact avec une pute.
La comptable : Si leurs tarifs continuent à grimper comme ça, je change de métier.
Einstein : Parfait. Hey, la p’tite note. Voilà.
Femme : Merci. Ca fait cher de l’heure, hein.
Einstein : Ouais ouais ouais, mais pour réparer un truc comme ça moi, j’ai bac + 4. Ca coute les études.
Einstein : Les gosses c’est 15 secondes de plaisir mais 30 ans d’emmerde.
François : Il vole de l’argent, il vient plus au lycée, mais qu’est ce qu’il fout ?!
Einstein : Comme tous les jeunes, il doit se camer.
François : Julien, c’est pas possible. Pas lui.
Einstein : L’important c’est pas qu’il sent mette dans l’pif, ce qu’il faut, c’est qu’il se shoote pas avec n’importe quoi. Parce que y’a une merde qui circule en ce moment, j’te dis pas. Trois quart des overdoses, c’est d’la came pourri. Nan ce qu’il faut c’est que tu te démerdes pour lui trouver vraiment une dope de première, tu vois. J’ai un pote au stup, si tu veux il peut t’arranger l’coup.
François : Pour ta gouverne personnelle, Boris le bassiste, il deal un peu, puis votre régisseur il aime bien les p’tits garçons.
Julien : Ca je le sais ça, mais comment tu le sais toi ?
François : Telecom, la rapidité de la communication c’est notre métier.
François : Pour mon fils, t’avais tout faux : il est ni camé, ni pédé.
Einstein : T’en fais pas va, ça viendra.
François : A la mairie.
Einstein : Je peux pas t'épouser, j'suis pas encore divorcé.
François : T'as la mémoire sélective ? et l'espionne que t'as laisser filer contre une petite pipe ?
Einstein : Comment tu sais ça ?
Simon : Vous n’avez pas été suivi ?
Hélène : Non, je me suis retourné plusieurs fois comme vous me l’avez appris mais il y avait personne.
Simon : Risquer ma vie, normal c’est mon boulot, mais la votre, non. Ce serait injuste. Vous avez du être angoissé de pas avoir de mes nouvelles ses derniers jours.
Hélène : Oui. Où est ce que vous aviez disparu ?
Simon : Des missions dont on ne ressort vivant que par miracle, j’en ai connu. Mais là, je reviens de l’enfer.
Hélène : Pire que Bagdad ?
Simon : Bagdad s’était des vacances à coté. Vous savez lire les journaux entre les lignes ?
Hélène : Non ... Oui !
Simon : Quand un fait divers masque la politique étrangère. Un camion explose sur un parking en Italie.
Hélène : C’est vous ?!
Simon : Vous avez reconnu ma signature.
Hélène : Qu’est ce qu’il y avait dans ce camion ?
Simon : Même avoué sur l’oreiller j’ai pas le droit de le dire.
Hélène : Mais vous savez que vous pouvez avoir une totale confiance en moi.
Simon : C’est marrant que vous me disiez ça parce que c’est en sachant qu’une femme pensait à moi que j’ai sauté avec trois de mes hommes sur l’objectif.
François : Oooh !
Hélène : En parachute ?!
Simon : Et en pleine nuit. Mais pas de problème aussi peu que c’est pas la peine d’en parler.
Hélène : Qu’est ce qui s’est passé ?
Simon : Dialogue au lance roquette qui a tourné au carnage. J’ai perdu deux de mes hommes ... mais ça aurait pu être pire.
Simon : On se revoit quand je reviens, si j’reviens.
Hélène : Vous partez où cette fois ?
Simon : Secret défense. Vous le lirez dans votre quotidien préféré.
Simon : Question vitesse : mollo. Parce que les jeunes Américaines c’est comme les jeunes Françaises, ça chauffe.
Simon : Avec les gonzesses y’a pas de secret : faut les faire rêver. Faut les sortir de leurs quotidiens merdiques. Regardez moi, par exemple, j’ai pas un physique à faire frémir. Nan nan nan nan nan, je suis lucide. Et bein j’emballe tant que je veux ! Et pas que des boudins.
François : Vous avez un truc ?
Simon : En béton.
François : C’est quoi ?
Simon : Secret professionnel.
François : Ah.
Simon : Mais elle termine toute dans mon pieu. Et je les fais voyager. Et dans ma banlieue pourrie elles se croient au bout du monde avec Indiana Jones. Magie du verbe !
Simon : Les autres en face, c’est pas des enfants d’cœurs, ils croiront jamais à notre couple si on a pas consommé. Si vous l’faites pas pour moi, faites le au moins pour la démocratie.
François : Enfoiré, ça fais des années qu’on te cherchait. Tu nous en a fais baver, bravo. Maintenant c’est fini.
Simon : Il doit y avoir erreur sur la personne.
Einstein : On sait tout de toi, Kevin Stark, terroriste international.
Simon : Mais je m’appelle Simon ! Je vends des caisses pourries en banlieue !
François : Je sais.
Simon : Vous ?! Mais ... vous la prenez mon Eldorado ? Lui il le sait que je vends des caisses sublimes !
Einstein : Nous prends pas pour des cons, on sait que tu vends des voitures, mais c’est qu’une couverture, ton vrai boulot c’est terroriste.
François : Y’a 15 jours, t’as coulé un bateau à Tripoli et la semaine dernière, t’as détruit des missiles à la frontière Italienne.
Simon : Mais c’est ce que je raconte aux gonzesses pour les exciter, je pique tout dans les canards. Je suis un lâche ! J’ai la trouille de tout ! Dès que je vois un flingue je tombe dans les pommes ! Ne me tuez pas ! Ce serait une connerie ! Je suis pas James Bond, je suis rien ! Je suis tellement rien que pour tirer les gonzesses je suis obligé de ... et j’en baise moins que ce que je voudrais !
Einstein : Mais ils sont venus pour toi, Hélène ils peuvent la couper en morceau, elle sait rien elle dira rien.
François : Oh putain, s'il lui arrive quoi que ce soit j'te tue ! Et si elle s'en sort rappelle moi de te casser la gueule !
Einstein : Ingrat !
Fille : C’est un peu triste chez toi.
Simon : J’y suis jamais. Je reviens de Bagdad et demain, à l’aube, je repars pour l’Irlande du Nord. Et j’ai aussi un appartement avenue Foch.
Fille : Avenue Foch, à Paris ?
Simon : A oui, un F10 ! Mais en ce moment il est surveillé par les services ennemis. Ici c’est merdique mais c’est voulu, c’est une planque, on peut pas me trouver.
François : Allez tire toi, y’a des flingues qui vont débarquer. J’voudrais pas qu’ils mettent la main sur un agent spécial de ton envergure.
Hélène : Mon nom de code c’est Giroflée.
Sarkis : Vous êtes agent secret ?
Hélène : Depuis peu. Et vous ?
Sarkis : Oh j’vous en prie ! Vous étiez avec un homme ?
Hélène : Mon mari.
Sarkis : Votre mari ?
Hélène : Oui mais il a rien à voir dans tous ça, il est ingénieur aux Télécom.
Sarkis : Ton mari c’est un agent secret. Et c’est même une épée, j’suis payé pour le savoir.
Hélène : Non, il est fonctionnaire ! Mais c’est vrai, très bien noté par ses supérieurs.
Sarkis : Non, il m’a mis dans la merde jusqu’au cou parce qu’il a fait sauter un chargement de missiles que j’avais fait acheter pour mon pays.
Hélène : Dans un camion, sur un parking, en Italie ? Oui, mais c’est pas mon mari.
Sarkis : Alors c’est qui ?!
Hélène : C’est Simon.
Sarkis : Simon ?
Hélène : Un type très fort. Un peu obsédé mais ... un génie.
François : Vous savez on passe son temps à se rhabiller après s’être déshabiller alors depuis que je dors comme ça, c’est fou le temps que je gagne.
Sarkis : L’épée est à des milliers de kilomètres de son fourreau. Votre service ne peut plus rien pour vous. Vous allez tout nous dire.
Hélène : Mon mari travaille aux Télécommunication.
Sarkis : Bien sur, et vous êtes marié depuis ?
Hélène : 18 ans.
Sarkis : Et vous, vous émargez au service action depuis ?
François : 16 ans. Faut pas m’en vouloir chérie, mais le secret c’est une règle du service.
Hélène : Toi, t’es un agent secret ? Un vrai agent secret ? Enfin j’veux dire, un VRAI agent secret ?
François : Ba ouais, j’crois bien.
Hélène : Pendant toutes ses années tu m’as menti ? Et les standards qui sautaient, c’était pas des standards ?!
François : Des missions spéciales.
Hélène : Toi mon mari, tu ... un fonctionnaire ... tu risquais ta vie ?
François : Ba ... pas plus que maintenant.
Hélène : Qu’est ce que t’attends pour tirer ?
François : Mais un seul coup de feu on est mort !
Hélène : Ah bon ?
Hélène : Mais François ?!
François : Tu veux le rejoindre ?
Einstein : Albert, j’écoute.
François : Einstein, dans 2 minutes y’a un missile qui va s’écraser sur le parc des Princes.
Einstein : Et t’es où là ?
François : A coté. La mise à feu est enclenchée, j’peux plus rien faire.
Einstein : Quoi, t’es dans la vieille usine de la Courneuve ?
François : Comment tu l’sais ?
Einstein : Ba on est pas loin ! On a piégé le missile, il va exploser sur place.
François : Quoi ?!
Einstein : Bon j’te raconterais, arrache toi.
François : On peut plus rien faire. Il a gagné, on s’en va.
Hélène : Mais, tu peux pas abandonner ...
François : On ne peut plus rien faire, on s’en va.
Hélène : Mais c’est pas possible, il faut empêcher ça ...
François : On ne peut pas rester là, ON SE CASSE !










