Fiches de films - Répliques
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Jeux d'enfants
Julien [narrateur] : C'était parti ! Je crois que c'est comme ça que ça a vraiment commencé. [Julien monte dans le bus et enlève le frein] Cap !
Julien [narrateur] : Un jeu de crétin ? Peut-être bien, mais c'était notre jeu !
La Maitresse : A présent, donnez-moi des mots commençant par la lettre B. Oui, Sophie ? B comme ?
Sophie : B, comme bite, B comme brouter, brouter la moquette, bordel aussi, braguette, bistouquette, barre-toi bigleux, boudin baveux, barre-toi boudin baveux. [Vlaaaam, une baffe par la maîtresse.]
Maîtresse : Mademoiselle se croit drôle ? En voilà, un langage ! Je te mets zéro, tu entends ? Z comme zéro ! Et je t'envoie chez monsieur le directeur ! On verra si ça le fait rire ! [Julien donne la boîte à Sophie] . Qu'est-ce que c'est que ça Julien ? Je peux savoir ce que tu fais ? Allez chez monsieur le directeur avec Sophie !
Soeur de Sophie : Bon ça va ! Je suis pas sa mère !
Directeur : La vulgarité n'est pas au programme de l'éducation, ni de l'académie mademoiselle Kowalski ! Je vais donc une fois de plus devoir convoquer vos parents.
Soeur de sophie : Nos parents ils parlent pas Francais ! D'ailleurs, bite, ça veut dire marteau en polonais ! Autre chose ?
La mère de Julien [à Julien] : Bouche-toi les oreilles, bouche-toi les oreilles fort fort fort, encore plus fort... Tu entends comme je t’aime ?
Sophie petite : Qu'est-ce que tu feras quand tu seras grand ?
Julien petit : Tyran !
Sophie petite : Ouais ! Tyran ! Avec tout un peuple asservit ?
Julien petit : Parfaitement ! Avec un .. harem ...d'esclaves ! Je les torturerai chaque jeudi matin !
Sophie petite : Coool !
Julien petit : Et toi ?
Sophie petite : Ben .. je ...je .. Non, c'est idiot...
Julien petit : Allez dis-le !
Sophie petite : Non ça va pas t'plaire.
Julien petit : Moi j'te l'dis raconte !
Sophie petite [rêveuse] : J'aimerais être un flan...un flan aux abricots, nature tiens...un peu tiède dans une boulangerie...
Julien petit : Un flan ? Comme le gateaux ?
Sophie petite : Ben évidemment qu'est-ce que tu veux qu'ça soit d'autre y en a pas 46 000 des flans !
Sophie petite : Bon cap ou pas cap ?
Julien petit (en soufflant) : Cap...
(Il descend son pantalon)
Sophie petite : mouaiiis...
Julien petit : Quoi mouais ?
Sophie petite : c'est juste à cause de ça qu'les hommes sont mieux payés qu'les femmes ?
Julien petit (fier) : Aux bons ouvriers les bons outils !... A mon tour... montre-moi ta zizette !
Sophie petite : c'est pas du jeu c'est MON gage t'as pas l'droit d'copier...
Julien petit : Cap ou pas cap ?
(Sophie se résigne à soulever sa robe)
Sophie petite : Cap !
Julien petit : C'est tout ???! Mais on voit rien dutout !
Sophie petite : Tu vois qu'les femmes sont plus malignes que les hommes !
[Le réveil sonne]
Julien : Il est quel heure ?
Sophie : L'heure de mon exam.
Julien : Exam de quoi ?
Sophie : Maths.
Julien : Tu l'auras pas.
choix. [Julien s'assoit à côté d'une fille, qui est en train de réviser, pendant que Sophie passe son oral de maths]Aurélie : Et moi c'est vas te faire mettre.
Julien : Fonctions vectorielles. Alors V1 par V2 est égal au produit de leur deux modules, multiplié par le cosinus de l'angle que forment leurs deux corps.
Aurélie : Hmm, tu m'as l'air calé en fonctions vectorielles. Dis-moi si j'me trompe... Ton vecteur est défini par une origine, et surtout une grandeur orientée dans un espace vectoriel.
Julien : Certains espaces vectoriels, sont plus attirants que d'autres.
Aurélie : Tu crois que tu pourrais approfondir la théorie avec moi ?
Julien : Ca pourrait être exponentiel...
Julien : Tu crois au coup de foudre?
Aurélie Miller : Oui..
Julien ( s'en allant) : Naïve
Sophie : Autant que ton QI.
Sophie : Embrasse moi. Cap ? [Julien lui fais un bisou. Sophie monte sur la voiture] Je t'ai dit "embrasse moi" !
Sophie : Aime-moi...
Julien [qui essaie de l'embrasser] : Cap.
Sophie : C'est un jeu pour toi, là ?
Julien : Non, un pari, c'est toi qui l'a lancé.
Sophie : Bah, si je l'ai lancé, t'as pas su le rattraper au vol. Pauvre tâche, tu vas louper ton bus.
Sophie : Non non , dis rien c'est à moi de parler. J't'ai manqué ? Parce que toi, tu m'as manqué ! T'es un vrai tyran tu sais hein, c'est tellement dur de te faire la gueule. Mais j't'en veux quand même hein, te fais pas d'illusions. J'voudrais qu'on parle en oubliant " je ", rien qu'une fois. T'aimes ma robe ? J'ai hésité hein, j'l'ai chipée à ma soeur. Y en avait une autre rouge genre bombe thermonucléaire, tu vois. Je sais que c'est celle là que j'aurais dû mettre. J'ai peut-être passé ... Chais pas moi... trois heures devant mon miroir. Mais j'y suis arrivée, tu vois, chuis jolie. Et alors là j'espère que ça te plait sinon j'te colle une de ces raclées ! Attends ! Euh ... J'en étais où ? Le problème c'est que, même si tu me disais " j'adore ", j'te croirais pas ! Julien, je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. J'suis perdue. Attends attends, j'ai pas fini ! Dis moi que tu m'aimes, dis moi juste que tu m'aimes parce que moi j'oserai jamais te le dire la première, j'aurais trop peur que tu crois que c'est un jeu... Sauve moi, j't'en prie.
Sophie : Nos deux avenirs... Tu vois, moi, spontanément j'aurai dit notre avenir. Faut croire que le présent devrait me suffir. J'imagine que... Que je nous voyais continuer comme ça des années... Quelle conne. Allez réussis ton concours. Cap ou pas Cap ?
Julien : Mes pompes ?
Sophie : Bah oui. C'est franchement grotesque tes Dr.Martins avec ton plis, bien fait au milieu du pantalon ça jure. J'suis désolée hein, mais ça attire tellement l'oeil que j'arrive pas à t'écouter.
Julien : Mais attends j'vais quand même pas les retirer, nan ?
Sophie: C'est toi qui vois je croyais que tu voulais qu'on parle. Sinon le lundi je finis à 19h, repasses plus tard. [...] Oui, non au fait. J'prends mon cours de chant après.
Julien : A bon tu chantes ?
Sophie : Bah oui tu vois, ça (en parlant de son boulot de serveuse) c'est pas ma vie c'est mon job. C'est sûrement pas l'idée que tu te faisais du héros qui vient te sauver du naufrage hein ? Désolée mais pendant toutes ces années j'ai vécu. C'est bizarre non ?
Julien : J'en ai aucune, je suis ravi d'apprendre que tu prends des cours de chant. Tu veux devenir chanteuse ?
Sophie : Ça c'est tout toi. La rentabilité avant tout. Je prends des cours de chant donc je veux devenir chanteuse. Toi quand tu files 100 balles contre la famine en Ethiopie c'est pour devenir Mère Thérèsa ?
Julien : Alors, t'es amoureuse ? T'es pas obligée de répondre, c'est juste une question.
Sophie : J’ai personne dans mon lit si c’est ce que tu veux savoir... Personne que je n'puisse changer avec les draps. Il est footballeur, il s’appelle Sergueï Nimovnemovitch... Enfin s'appelait, je l'ai largué ce matin.
Julien : Comment t'as pu sortir avec un mec qui a un nom à coucher dehors ?
Sophie : Bah justement, j'en avais marre de coucher dehors.
Julien : Et depuis ce matin, rien d'autre ?
Sophie : A part Sergeï ? Euh... Greg son copain, Jérôme son père, un François, deux-trois Kévin, le prince de Cendrillon, les droïdes de la guerre des étoiles. Enfin, tu vois, rien de bien sérieux. Un cœur à prendre.
Julien : Sophie je suis amoureux.
Sophie : T'es amoureux ? Comme ça ?
Julien : Non pas comme ça, non. Ça fait des années. Des années de silence. Je voudrais me marier. T'es d'accord ?
Sophie : Tu me demandes quoi là ? Si je suis Cap ? Tu te souviens quand on était gosse, au mariage de ma soeur, je t'avais demandé de dire non si tu te mariais, tu m'avais dit Cap.
Julien : Et aujourd'hui tu dis quoi ?
Sophie : Tu... tu veux vraiment te marier ?
Julien : J'ai besoin de toi pour ça.
Sophie : Ça c'est sûr se marier, ça se fait pas tout seul. [Julien lui donne les alliances.]
Julien : Je te les confie, tu les gardes jusqu'au jour de la cérémonie. [...] T'es d'accord ? [Sophie acquiesce, Julien se lève et applaudit]. Elle est d'accord ! Bravo ! Tu vas être le témoin à mon mariage. Merci Sophie, je vais te présenter ma fiancée, elle s'appelle Christelle. Joli, non ?
Sophie : Non.
Julien : Et elle porte la même robe que toi il y'a 4 ans, c'est moi qui lui ai offerte. Tu te souviens ? C'est ce jour là où tu m'as dit que je serai jamais Cap de te faire du mal. Cap.
[Sophie arrive à la cérémonie, lance la boite à Julien et lui dit de dire non.]
Julien : Oui, oui je prends Christelle pour épouse...
Sophie : Julien ? Julien tu m'entends ? Ohh, c'était juste une blague un pari de gamin. Julien ? Un mariage c'est quoi au fond ? Des beaux costards, du champ', suffit de mettre les petits fours au congélo, de l'alu autour du foie gras et c'est bon. J'ai déjà fait vous mangerez la semaine prochaine. Julien. Vous vous aimez c'est l'essentiel non ? Julien tu m'entends ? [...] [Un train arrive...] C'est quoi ça ? Julien ? Julien je peux bouger ? Julien dis-moi stop déconne pas !
Julien : Vas en Enfer.
Sophie : Très bien, mais tu m'accompagnes. on se revoit pas pendant 10 ans. Cap.
Julien [narrateur] : Et là ça a été le pire. Plus rien. Plus rien pendant 10ans. Plus rien pendant 3 652 jours & 3 653 nuits.
Fini le jeu, les jeux, le piment de mon existence. J'ai erré dans ma vie comme une tragédie de Racine. Hermione version mec. Qu'ai je fait ? Que dois-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? Ah ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais. Sophie m'a assassiné ! Trucidé, égorgé, baisé, enculé & tant d'autres rimes tarées. Et j'ai fini par y penser à l'imparfait. Me résoudre au bonheur fade de ma naissance. L'amour, la famille, le boulot. Lointaine parabolique, du Racine je vous dis ...
Sergei : Non pas depuis hier. Et vous Mme Nimov Nimovitch, vous avez dit je t'aime à votre mari récemment ?
Sophie : Non pas depuis 100 ans. Je t'ai jamais dit ornithorynque non plus. Et je pense qu'il faut réparer cet oubli... Ornithorynque.
Julien [à son fils] : T'es cap, toi, de faire pleurer une fille le jour de son mariage ? Hein ? T'es cap de rire quand t'es malheureux ? De te taire pendant dix ans ? Dis moi, t'es cap ?
Julien [narrateur] : Sacrée Sophie, le jeu avait repris sur les chapeaux de roue.
Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout.
Mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fix, joint, shit, shoot, snif, pét, ganja, marie-jeanne, cannabis, beyh, peyotl, buvard, acide, LSD, ectasy ...
Mieux que le sexe, mieux que la fellation, 69, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le nutella au beurre de cacahuètes et le milk-shake banane. Mieux que les trilogies de George Lucas, l'intégrale des Muppet Show, la fin de 2001.
Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la Schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les solos d'Hendrix.
Mieux que le petit pas de Neil Armstrong sur la Lune, le Space Mountain, la ronde du père Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piqouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson,
mieux que WoodStock et les rave partys les plus orgasmiques,
mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morrison et Castaneda.
Mieux que la liberté, mieux que la vie.
Sophie [à Julien, inanimé] : Non c'est trop facile, tu la mérites pas. [en parlant de la boite] Viens, viens la chercher. Me lâche pas, cap ou pas cap ? CAP OU PAS CAP ?!
Julien, Julien tu m'entends ? Je sais que tu m'entends ! Reviens ! Cap ou pas cap ? JULIEN CAAAP !!!
[réveil de Julien]
Sophie : Genre ?
Julien : Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l’ANPE, t'aimer comme un fou...







