Fiches de films - Répliques
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Retour vers le Futur III
Marty : Doc ! Doc ! Doc ! Doc !
Doc : Hein ?
Marty : Doc !
Doc : Ohoohhhhh !
Marty : Du calmes, Doc ! C’est moi, c’est moi, c’est Marty.
Doc : Non, c’est impossible ! Je viens de te renvoyer vers le futur.
Marty : Oui, oui je sais, vous m’avez aidé à retourner vers le futur mais me revoilà. Je suis de retour du futur.
Doc : Nom de Zeus ...
Doc : Date : Dimanche, 13 Novembre 1955, sept heures zéro une. L’expérience spatio-temporelle d’hier soir a été apparemment un succès total. La foudre a frappé l’horloge de l’hôtel de ville à dix heures zéro quatre, projetant 2,21 Gigowatts d’électricité dans la DeLorean qui a disparu dans un fantastique éclair de lumière, laissant deux traînées de feux derrière elle ! J’en tire la conclusion que Marty et le véhicule spatio-temporel on été transporté à travers le temps jusqu’en 1985. Après quoi ... Après quoi ? C’est le trou noir complet. En faite ... je ne sais plus comment je suis rentré chez moi. Il est possible que la décharge de Gigowatts amplifié par le champ de déplacement temporel engendrés par le convecteur ait crée une interférence dans mes ondes cérébrales entraînant un accès momentané d’amnésie. Et en effet, il me revient que peut après la disparition du véhicule spatio-temporel ... vers le futur, j’ai eu une vision de Marty qui me disais « Je reviens du futur ». Oh ...
Marty : Hey, Doc.
Doc : C’était sans nul doute une image résiduelle qui ... [Hurlant en voyant Marty]
Marty : Doc. Mais doucement Doc. Du calme ! C’est moi, c’est Marty !
Doc : Non ! Ca ne peut pas être toi ! Je t’ai renvoyé vers le futur !
Marty : Oui, je sais Doc, c’est vrai. Mais me revoilà. Je suis de retour du futur. Souvenez vous : vous vous êtes évanoui, je vous ai ramené chez vous !
Doc : C’est impossible ! Non, ça ne peut pas être toi ! Ce n’est pas logique que tu puisses être là ! Je refuse de croire que tu est là !
Marty : Je suis là, Doc ! Et c’est logique. Je suis revenu une deuxième fois en 1955 avec vous, le vous de 1985, pour reprendre l’almanach de Biff et quand j’ai eu l’almanach, la DeLorean dans laquelle vous étiez, enfin le vous de 1985 à été foudroyé et expédié en 1885 !
Doc : 1885 ?! C’est passionnant ton histoire, visiteur du futur. Mais il y a un petit détail qui ne colle pas avec le reste. Si le moi du futur est parti dans le passé, comment se fait-il que tu puisses le savoir ?
Marty : Vous m’avez envoyé une lettre.
Doc : « Cher Marty, si mes calculs sont exacts, tu recevras cette lettre tout de suite après avoir vu la foudre tomber sur la DeLorean. Je tiens d’abord à te rassurer, je suis vivant et en bonne santé. Cela fait 8 mois que je mène une vie de rêve en 1885. L’éclair qui a frappé la DeLorean a entraîné une surcharge en Gigowatts qui a gravement endommagé les circuits et activé le convecteur temporel ce qui m’a expédié en 1885. Le court circuit provoqué par la surcharge a détruit les instruments de vol, la voiture hélas ne pourra plus jamais voler. » La voiture volait ?!
Marty : Mais oui. Vous l’avez fait convertir en aéroglisseur au début du 21ème siècle.
Doc : Incroyable. « Je me suis installé comme maréchal ferrant, ce qui est un paravent idéal pendant que j’essai de réparer les circuits temporel. Réparation qui s’avère malheureusement impossible parce que les pièces de rechange appropriées ne seront pas inventées avant 1947. Je dois dire que j’ai acquis une certaine habileté dans le ferrage des chevaux et la réparation des chariots. » 1885 ! Mais ça m’renverse ! Rends toi compte, je finis maréchal-ferrant au Far West.
Marty : Ouais, c’est le pied hein.
Doc : « J’ai enterré la DeLorean dans la vieille mine désaffecté qui jouxte l’ancien cimetière des Ratés de la Gâchette, comme indiqué sur le plan ci-joint. Espèrons qu’elle reste en bon état et que personne n’y touche jusqu’à ce que tu la trouves en 1955. Dans la voiture, j’ai laissé des instructions pour la réparer. Mon homologue de 1955 ... » autrement dis, moi ; « ne devrait pas avoir trop de mal à la réparer et tu pourras repartir vers le futur. Quand tu seras de retour en 1985, détruis la machine à voyager dans le temps. » La détruire ?!
Marty : Euh ... euh oui, c’est une longue histoire, Doc.
Doc : « Il ne faut pas, je dis bien, il ne faut pas que tu essais de venir me chercher dans le passé. Je suis parfaitement heureux de vivre ici en plein air, dans les grands espaces sauvages et je crains que les voyages dans le temps intempestifs ne servent qu’à provoquer de nouvelles ruptures du continuum espace temps et j’aimerais que tu t’occupes ... d’Einstein, pour moi. » Einstein ?
Marty : C’est votre chien, Doc. Einstein, c’est comme ça que vous appelez votre chien en 1985.
Doc : Ah. « Je sais que tu lui donneras un foyer agréable, n’oubli pas de le promener 2 fois par jour, il n’aime que la nourriture en boite. Tels sont mes volontés, je te demande de les respecter à la lettre. Et voilà, Marty. Il ne me reste plus qu’à te dire adieu et à te souhaiter bonne chance, tu as toujours été un ami généreux et fidèle, sans toi ma vie n’aurait pas été la même. Je n’oublieras pas ce que nous avons vécu ensemble, je penserais à toi avec beaucoup d’affection et tu garderas toujours une place à part dans mon cœur. Ton ami dans le temps, « Doc » Emmett Brown. 1er Septembre 1885. » Je ne savais pas que j’écrivais des choses aussi bouleversantes.
Marty : C’est vrai, c’est vrai Doc, c’est magnifique.
Doc : Ca me rappelle le temps ou j’essayais d’atteindre le centre de la Terre. Je dévorais les livres de mon auteur préféré : Jules Verne. J’ai passé des semaines à préparer l’expédition mais je ne suis pas arrivé à cette profondeur. Evidement, je n’avais que 12 ans à l’époque. Tu vois, ce sont les écrits de Jules Verne qui ont complètement transformés ma vie. J’avais 11 ans quand j’ai lu pour la première fois «20.000 lieux sous les mers », à ce moment là j’ai pris conscience que je devais consacrer ma vie à la science.
Marty : Doc, visez un peu. Regardez ça.
Doc : Mes initiales ! Comme dans Voyage au centre de la Terre ! Donc la machine à voyager dans le temps doit être derrière ce mur !
Marty : « Comme tu peux le constater, la foudre a fait sauter la puce électronique de régulation du circuit temporel. Ci-joint un sché ... sché ... »
Doc : Schéma.
Marty : Schéma ! « Un schéma détaillé qui te permettra de fabriquer l’élément de rechange à partir de composant de 1955 et de remettre la machine en état de marche. »
Doc : C'est pas croyable, c'est cette petite babiole qui pose un si gros problème. Pas étonnant que ça tombe en panne y'a marqué « Made in Japan ».
Marty : Mais enfin Doc, tout les meilleurs trucs sont fabriqués au Japon.
Doc : C'est pas croyable.
Doc : Tu sais, quand j’étais gamin mon rêve, c’était d’être cow-boy ! Et maintenant de savoir que j’ai un bel avenir dans le passé ça me semble la manière idéale d’occuper mes années de retraites. J’étais en train de penser, puisque je me retrouve en 1885, peut être que je suis dans les livres d’histoire. Je me demande ... Je pourrais aller à la bibliothèque, retrouver ma trace dans des vieux numéros de journaux.
Marty : Je sais pas, Doc. C’est vous qui dites toujours que c’est pas très bon d’en savoir trop sur son destin.
Doc : Tu as parfaitement raison ! J’en sais déjà beaucoup trop. Mieux vaut que je n’essai pas de savoir ce qui s’est passé dans mon propre ... avenir.
Doc : Copernic, allez ! Viens mon garçon !
Marty : J’vais le chercher, Doc. Copernic ! Copernic ! Allez viens, on rentre à la maison, bonhomme. Qu’est ce qu’il y a ? Qu’est ce que tu fais, Copernic ?! Viens. Allez on rentre. Viens. Dépêche toi. Allez. [Voyant la pierre tombale] Doc ! Doooc ! Venez voir ! Vite !
Doc : Qu’est ce que tu as, Marty ? On dirait que tu as vu un fantôme.
Marty : Et ba vous êtes pas tombé loin.
Doc : Oh, nom de Zeus ! Oooh !
Marty : Regardez ça : « Décédé le 7 Septembre 1885 », une semaine après avoir écrit la lettre ! « Regret éternel avec toute l’affection de sa bien aimée Clara ». Mais qui s’est cette Clara ?!
Doc : Marty, pousse toi de là s’il te plait !
Marty : Oh. Pardon ! J’vais prendre une autre photo.
Doc : « Abattus dans le dos par Bufford Tannen à cause d’un différent de 80$ » Et tu appelles ça avoir l’avenir devant soit ?!
Marty : « Bufford Tannen était un célèbre hors la loi dont le tempérament hargneux et une certaine tendance à baver, lui values le surnom de « Molosse ». Il avait la gâchette facile et se ventait d’avoir tuer 12 hommes. Sans compter les Chinois et les Apaches ».
Doc : Est-ce qu’on parle de moi ?! Je fais partis des 12 ?!
Marty : Attendez. « Toute fois cette affirmation peut être sujette à caution car personne n’a pu en préciser le nombre exact depuis que Tannen a abattu l’auteur d’un article défavorable à son sujet publié en 1884. » C’est pour ça qu’on trouve rien.
Doc : Regarde ! La famille William McFly ! Des parents à toi ?
Marty : Mon arrière grand père s’appelait William. C’est lui. Il est beau gosse.
Doc : Des McFly ! Mais pas de Brown !
Marty : C’est peut être une erreur, Doc. Et si cette tombe c’était pas la votre. Y’avait peut être un autre Emmett Brown en 1885.
Doc : Nan !
Marty : Vous n’aviez pas de parents ici, à l’époque ?
Doc : Les Brown sont arrivés à Hill Valley en 1908. Ils s’appelaient von Brown. Mon père a changé de nom pendant la 1ère Guerre Mondiale.
Marty : Regardez !
Doc : Oh ! Nom de Zeus ... c’est moi ! Alors c’est vrai ! Tout est vrai ! C’est bien moi qui remonte le temps ... et me fais descendre.
Doc : Les vêtements te vont ?
Marty : Ouais ! Tout est parfait à part les bottes qui sont un peu juste. Vous êtes sur qu’ils s’habillaient comme ça à l’époque ?
Doc : Bien entendu ! Tu n’as jamais vu de Western ?
Marty : Si j’en ai vu plein. Et Clint Eastwood n’a jamais mis ce genre de truc.
Doc : Clint qui ?
Marty : Oh c’est vrai. Vous savez même pas encore qui c’est.
Doc : Marty, il faut que tu mettes les bottes ! Tu ne peux pas garder ses choses futuristes aux pieds en 1885, tu ne devrais même pas les avoir en 1955 !
Marty : D’accord, écoutez, dès que j’arrive là bas, je les mets, c’est promis.
Doc : Entendu ! Je crois qu’on est presque prêt : j’ai rempli le réservoir d’essence, j’ai empaqueté t’es vêtements du futur et au cas où voilà des piles neuves pour t’es talkie-walkie. Ah ! Ton appareil volant, qu’est ce que tu en fais ?
Marty : Le Hover-Board.
Doc : C’est ça.
Marty : Vous savez Doc, ça va me faire un sacré bout de chemin d’ici jusqu’à Hill Valley.
Doc : C’est quand même la meilleure solution. Nous ne pouvons pas risquer de t’envoyer au milieu d’une zone habité ou en une zone géographique totalement inconnu. Tu ne voudrais pas t’applatir contre un arbre qui était planté là autrefois. C’était la rase campagne, ici à l’époque. Alors tu auras un grand terrain dégagé pour terminer ta course. N’oubli pas que l’a ou tu vas, il n’y a pas de routes. Il y a une petite grotte par là bas qui sera parfaite pour cacher le véhicule spatio-temporel. Bon, j’ai fait tourner le nouveau système de régulation des circuits, ils doivent être chauds. Circuits temporels branchés. J’ai écrit la lettre le 1er Septembre, on va t’envoyer le lendemain 2 Septembre, Mercredi 2 Septembre 1885 à 8 heures. Je me fais descendre le lundi 7, tu auras 5 jours pour me localiser, dans ma lettre je met que je suis Maréchal Ferrand, donc je dois avoir un atelier.
Doc : Tout ce que tu as à faire c’est de foncer avec la machine tout droit vers cet écran et d’atteindre les 88 miles à l’heure !
Marty : Attendez une minute, Doc. Si je fonce droit vers l’écran, j’vais aller m’écraser sur ses Indiens.
Doc : Marty, il te faut penser en 4 dimensions, tu vas être instantanément transporté en 1885 et ses Indiens ne seront plus là.
Marty : Ah ouais ...
Marty : Maman ? Maman, c’est toi ?
Maggie : Là là, du calme, ça ira mieux après 6 heures de sommeil.
Marty : Quel horrible cauchemar. J’ai ... j’ai rêvé que je ...que j’étais dans un Western. J’étais pourchassé par une horde d’Indiens ... et par un ours.
Maggie : C’est fini, ne crains rien, nous voilà revenu à la ferme McFly.
Marty : La ferme McFly ?!
Maggie : Excusez-moi Monsieur Eastwood, je dois veiller sur mon William.
Marty : William.
Maggie : Ce n’est rien Will, tout va bien.
Marty : C’est William ?
Maggie : Oui. William Sean McFly, le premier de la famille né en pays Américain. Tout va bien Will. Tu vois, c’est Monsieur Clint Eastwood qui est en visite chez nous. Je crois que vous lui plaisez Monsieur Eastwood.
Seamus : Je ne suis pas homme à me mêler des affaires des autres mais ... je me demande, comment avez-vous pu venir dans ce coin perdu sans cheval, ni bottes, ni chapeau ?
Marty : Bein euh ... ma voiture ... mon cheval est tombé en panne et un ours a mangé mes bottes et mon chapeau et ... et le chapeau je l’ai oublié, voilà.
Maggie : Comment pouvez-vous sortir sans chapeau ?!
Seamus : Ecoutez ce que je vais faire Monsieur Eastwood. Je vais vous aider à trouver votre ami le maréchal ferrand. Vous allez passer la nuit dans la grange ... et demain matin on ira jusqu’à la voie de chemin de fer. En suivant les rails, vous arriverez à la ville. Je vais même vous donner un chapeau.
Marty : C’est super. Merci.
Seamus : Ah, ça c’est mon William. Willy Willy William. William.
Maggie : Seamus ! Je peux te parler ?
Seamus : Oui. Vous pouvez le tenir un moment ?
Maggie : Tu es certain que tu ne vas pas attirer le
mauvais œil sur la maison en le prenant chez nous ? C’est gênant mais il est étrange.
Seamus : J’ai comme un pressentiment, Maggie. Quelque chose me dis qu’il faut prendre soin de lui. Que c’est important.
Marty : Alors, bonhomme. Tu te plais bien au Far West ?
Seamus : Vois comme le bébé l’aime bien.
Marty : Hein ?
Seamus : D’habitude William n’aime pas les étrangers. C’est un peu comme si ... il avait des liens avec nous.
Marty : Ca va William ? Alors comme ça tu est mon arrière grand père. Tu est le premier McFly né en Amérique. Et tu m’as fais pipi dessus.
Homme de main : Hey oh les gars, visez moi un coup ses jolies p’tites dents nacrées. Des ratiches aussi droites j’en ai vu que chez le marchand.
Homme de main : Oh, et jette un coup d’œil à ses mocassins ! C’est fait en peau de quel animal ça ?! Et qu’est ce qu’il y a marqué dessus ?
Homme de main : « Nike » ?! Mais qu’est ce que c’est ça, c’est un mot de patois peau rouges ?!
Bufford : Barman, t’aurais pas vu par hasard ce sale voleur de maréchal ferrand dans le coin ?
Chester : Non, Monsieur Tannen, je l’ai pas vu.
Marty : Tannen. Vous êtes « Molosse » Tannen.
Bufford : « Molosse » ? Ce nom j’l’encaisse pas. Ca me rend enragé, t’entends ?! Personne m’appelle « Molosse » ! Encore moins une espèce de ... mouche à merde déguisé en arbre de Noël ! Danse ! Ouais vas-y !
Bufford : Tu me dois de l’argent, ferrailleur.
Doc : Et en quel honneur ?
Bufford : Mon cheval a perdu un fer et comme c’est toi qui l’a ferré je dis moi que c’est toi le responsable.
Doc : Mais étant donné que tu ne m’a jamais payé pour le travail, on est quitte, voilà ce que je dis moi.
Bufford : Faux ! J’étais sur mon cheval quand il a perdu son fer et il m’a envoyé dans le décor ! Et ça m’a fait casser une bouteille toute neuve de bon tord boyaux du Kentucky. Et en cet honneur comme tu dis, tu m’dois 5$ pour le whisky et 75$ pour le cheval !
Marty : Les 80$ ...
Doc : Ecoute, si ton cheval a perdu un fer, ramène le moi, je lui en mettrais un neuf !
Bufford : J’l’ai descendu l’canasson !
Doc : Ba ça c’est ton problème, Tannen !
Bufford : Faux. C’est l’tien. Alors à partir de maintenant, vaudrait mieux regarder derrière toi quand tu marches, parce que tu vas te retrouver avec une balle derrière les épaules.
Marty : Doc !
Doc : Marty, je t’avais formellement interdit de mettre les pieds ici, tu devais repartir directement en 1985.
Marty : Je sais Doc, mais ... il fallait que je vienne.
Doc : Mais je suis content de te voir. Il faut faire quelque chose pour t’es vêtements, si tu te balades en ville dans cet accoutrement tu vas te retrouver truffé de plomb.
Marty : Ou la corde au coup.
Doc : Quel est l’imbécile qui t’a attifé comme ça ?
Marty : C’est vous.
Doc : « Abattus dans le dos par Bufford Tannen à cause d’un différent de 80$ » ?! « Le 7 Septembre » ?! Mais c’est ... c’est lundi prochain ! J’aurais peut être mieux fait de le payer. Et qui est cette « bien aimée Clara » ? Je ne connais personne qui s’appelle Clara.
Marty : J’en sais rien, Doc. Je sais pas moi, j’me suis dis que c’était peut être un de vos flirts.
Doc : Marty, le fait de m’investir dans une relation humaine de ce type ici en 1885 risquerait de provoquer une rupture du continuum espace temps. En tant qu’homme de science ... je refuse de prendre un tel risque. Que ce que nous avons vécu nous serves au moins de leçon.
Edward : Emmett. Ohoh, Emmett !
Doc : Edward ! C’est le maire.
Edward : Ah, excusez moi, Emmett. Vous vous souvenez qu’à la dernière réunion vous vous êtes porté volontaire pour aller chercher la nouvelle institutrice à la gare quand elle arriverait ?
Doc : Oh oui, tout à fait.
Edward : Et bien on vient de nous prévenir qu’elle arrive demain. Tout est indiqué là-dessus. Merci de votre aide hein.
Doc : De rien, Edward.
Edward : Oh ! Elle s’appelle Mademoiselle Clayton, Clara Clayton.
Marty : Et voilà ... maintenant nous savons qui est Clara.
Doc : Marty, c’est impossible ! L’idée que moi, je tombe amoureux comme ça, en un clin d’œil, c’est du roman à l’eau de rose. Il n’y a aucune rationalité scientifique dans ce concept.
Marty : Enfin, la science n’a rien à voir la dedans. On rencontre la fille de ses rêves et hop, c’est le coup de foudre.
Doc : Et bien laisse la foudre où elle est.
Doc : Bon, Mademoiselle Clayton devra se trouver un autre moyen de transport. Si je ne la rencontres jamais, il ne peut pas y avoir de cristallisation émotionnelle.
Marty : C’est vous l’doc, Doc.
Doc : Très bien ! Nous irons chercher la DeLorean et nous retournerons vers le futur.
Marty : Oh j’y pense, j’ai percé le réservoir d’essence en arrivant, il faudra colmater le trou et faire le plein.
Doc : Tu veux dire qu’on est en panne d’essence ?
Marty : Oui, mais c’est pas grave, on a le générateur de fusion, non ?
Doc : Le générateur de fusion alimente les circuits et le convecteur temporel. Mais le moteur a combustion interne fonctionne à l’essence ordinaire. Il en a toujours été ainsi. Avant de trouver une station service dans le coin, il faudra attendre le premier quart du XXème siècle. Et bien sur sans essence, la DeLorean n’atteindra jamais les 88 miles à l’heure.
Marty : Alors qu’est ce qu’on fait ?
Marty : D’après le barman du saloon, c’est un truc qui arrache.
Doc : Fais voir ce que ça donne. Mets les gazes ! Diable ! Ca a fait explosé le système d’injection. Pour arracher, ça arrache. Il va me falloir un mois pour le réparer.
Marty : Un mois ?! Mais c’est lundi que vous vous faites descendre !
Doc : Je sais ! Je sais ! Je sais ! Voyons voir ... Attends ! J’ai une idée ! Faisons lui dévaler une colline à pic ! Nan, on ne trouvera jamais une surface assez plane. A moins que ... Mais bien entendu. La glace. Il faut attendre l’hiver, quand le lac sera gelé.
Marty : L’hiver ?! Mais qu’est ce que vous racontez, Doc ? Lundi ! C’est dans trois jours !
Doc : Bon d’accord, d’accord, essayons de procéder de façon rationnelle. Il est hors de question d’utiliser sa force motrice et impossible de la remorquer. Mais ... si nous pouvions trouver un moyen de la pousser jusqu’à la vitesse de 88 miles à l’heure ... hein ? [Entendant le bruit du train] Euréka !
Conducteur : Elle monte à quelle vitesse ? Ba telle que vous me voyez, je l’ai fait monter à 50. Et on dis que Frank « La flèche » Fargo a fais monter une de ses machines à 70, près de Tuxon.
Marty : Vous pensez qu’il est possible de la faire monter à 90 ?
Conducteur : Ah, 90, par tous les enfers, personne
serait jamais si pressé d’arriver.
Doc : Euh ... c’est juste un petit pari que nous avons fait comme ça, entre nous. Mais théoriquement, est ce qu’on peut y arriver ?
Conducteur : Ba euh ... j’présume que si on avait une bonne longueur de voie en ligne droite et un niveau ... et si on avais pas de wagon en remorque ... et que vous feriez chauffer la chaudière à blanc, mais là je vous cause d’une fournaise que les flammes de l’enfer c’est rien à côté ... alors oui, peut être bien qu’on pourrait la faire grimper à cette vitesse.
Doc : Dites moi, le prochain train, il est prévu pour quand ?
Conducteur : Lundi matin, à 8 heures.
Doc : Voilà ! Cette voie de raccordement qui va de la ligne principale au ravin Clayton. Une longue ligne droite en terrain plat. Qui existera encore en 1985. C’est là que nous allons pousser la DeLorean avec la locomotive. C’est curieux, sur cette carte le ravin s’appelle Shonash et pas Clayton. C’était probablement l’ancien nom Indien. C’est parfait, une superbe ligne droite qui passe sur le pont au dessus du ravin à l’endroit où sera construit Hilldale, plus tard.
Marty : Exact Doc, mais si on regarde bien cette carte ... il n’y a aucun pont.
Marty : Bon ba ... j’crois qu’on peut faire une croix dessus. C’est vrai, on va pas attendre un an et demi que le pont soit terminé.
Doc : Marty, mais c’est parfait, tu n’arrives toujours pas à raisonner en 4 dimensions.
Marty : Oui oui, c’est vrai que ça me poses un problème.
Doc : Tu ne vois pas ? Le pont existera en 1985, on l’utilise toujours, il est en bon état. Par conséquent, pourvu que la DeLorean dépasse les 88 miles à l’heure avant d’atteindre le bord du ravin, nous arriverons instantanément en un point du temps où le pont est terminé. Nous aurons des rails sous nos roues et nous finirons notre trajectoire en douceur de l’autre côté du ravin.
Marty : Oui mais et la locomotive ?
Doc : Elle fera une chute spectaculaire. Dommage que personne ne soit là pour y assister.
Doc : Permettez moi de vous aider à porter vos bagages.
Clara : Oh non, ce ne sera pas nécessaire, j’y arriverai sans mal. Vous en avez déjà fait plus que votre part.
Doc : Ca ne me dérange pas le moins du monde.
Marty : Doc, bon elle dis que c’est bon, il faut qu’on y aille. ‘Dame, je vous souhaite bonne chance à l’école et puis pour tout le reste.
Doc : Clara, pour le chariot que vous aviez loué je m’arrangerais avec le propriétaire. Ne vous inquiétez pas pour ça. Je me sens un peu responsable de ce qui s’est passé.
Clara : Oh ... mais cela me montre quel gentleman vous êtes, Monsieur Brown. Emmett. Vous savez, je suis presque heureuse que ce serpent ai effrayé les chevaux sans quoi nous ... nous ne nous serions pas connus. Il faut croire que c’était le destin. Bon ... je tiens à vous remercier de votre aide.
Doc : Il n’y a pas de quoi.
Clara : J’espère que je vous reverrais.
Doc : Oh, bien sur ! Vous ne verrez que moi, c’est fatal. J’ai un atelier en ville. Je suis le scientifique du coin ... euh ... maréchal ferrand.
Clara : Scientifique ? Quel genre de scientifique ? Euh ... astronomie ? Biologie ?
Doc : A vrai dire je m’adonne à toutes les sciences.
Marty : Hey Doc ... faut qu’on y aille là.
Doc : Ah oui bon ... excusez nous, Clara. Il faut que ... qu’on y aille. Coucou.
Marty : Vous avez l’intention de la voir souvent, Doc ?
Doc : Il se peut que je la revoie comme ça, en passant.
Marty : Oh allez Doc, vous avez vu comme elle vous regardait ?
Doc : Elle a du avoir une sacrée frousse ! Après tout, Mademoiselle Clayton a failli finir au fond du ravin Clayton. Le ravin Clayton ?!
Marty : Oh la vache ! Hey Doc ... il a été baptisé comme ça à cause d’une institutrice. Elle serait tombé dedans, il y a 100 ans.
Doc : Il y a 100 ans ?! Mais c’est cette année !
Marty : Tous les enfants connaissent cette histoire parce qu’il aimerait voir leurs institutrices tomber dans le ravin.
Doc : Nom de Zeus ! Elle aurait du tomber dans le ravin avec le chariot. Mais alors ... j’ai peut être faussé le cours de l’histoire.
Marty : Ecoutez Doc, qu’est ce qui peut arriver au pire, que le ravin porte pas son nom, c’est pas grave. Bon, allons vérifier la DeLorean et fichons le camp d’ici.
Doc : Récapitulons une dernière fois toute la marche à suivre. Je te pris d’excuser l’aspect rudimentaire de cette maquette mais ...
Marty : Oui, je sais Doc, elle est pas à l’échelle. Mais ça ira quand même.
Doc : Bon. Demain soir, dimanche, nous mettrons la DeLorean sur les rails ici, sur la voie secondaire à côté de l’ancienne mine d’argent. L’aiguillage se trouve au croisement de cette voie et de la voie principale 5 km en amont du ravin Clayton ... Shonash, je veux dire. Le train quitte la gare à 8 heures lundi matin. Nous
l’interceptons ici, nous décrochons les wagons de la motrice, nous changeons l’aiguillage et nous détournons ... enfin nous empruntons la locomotive qui va nous aider à pousser la DeLorean. D’après mes calculs, nous devrions atteindre les 88 miles juste avant d’arriver au bord du précipice, à cet instant nous serons instantanément transportés en 1985 et nous accosterons en douceur sur le nouveau pont.
Marty : Qu’est ce que ça veut dire ? « Point de non retour » ?
Doc : C’est notre limite de sauvegarde. Avant ce point, nous aurons encore le temps d’empêcher la locomotive de tomber dans le précipice. Mais une fois l’éolienne dépassée, c’est le futur ou le plongeon.
Clara : Emmett ?
Doc : C’est Clara ! Vite, cachons la DeLorean !
Clara : Bonjour.
Doc : Haha, bonjour. Quelle surprise.
Clara : J’espère que je ne vous dérange pas en plein travail.
Doc : Oh non non non, nous faisions du modélisme ferroviaire.
Clara : Oh ... Emmett, quand mes bagages sont tombés du chariot, mon télescope a été endommagé et je ... comme vous m’avez parlé de votre intérêt pour les sciences ... j’ai pensé qu’éventuellement vous pourriez me le réparer. Oh, je vous paierait ce qu’il faut, bien entendu !
Doc : Non non non. Loin de moi l’idée d’accepter un sou de vous. Nous allons jeter un petit coup d’œil.
Doc : Je peux le réparer immédiatement, vous l’aurez pour ce soir.
Clara : Oh, ce soir, c’est la kermesse de la ville, je ne voudrais, pour rien au monde vous forcer à travailler sur mon télescope en un si grand jour. Vous aviez bien l’intention d’y assister, n’est ce pas ?
Marty : Euh bein ... pas vraiment m‘dame ...
Doc : Oui oui bien sur, la kermesse.
Clara : Bien, dans ce cas, j’aurais l’occasion de vous voir ce soir à la kermesse. Emmett. Monsieur Eastwood.
Marty : M‘dame.
Clara : C’est gentil de prendre soin de mon télescope.
Doc : Tout le plaisir est pour moi.
Edward : Chers concitoyens et amis, en tant que maire de Hill Valley, c’est avec un immense plaisir que je dédis cette horloge à la population du compté de Hill ! Puisse-elle résister à l’épreuve du temps ! Euh ... quand vous voudrez, messieurs.
Foule : Trois ! Deux ! Un ! Allez !
Edward : Que la fête commence !
Vendeur de Colt : Hey ... fiston ! Fiston. Hey, je viens de te dire que même un bébé pourrait se servir de cette arme, ne me dis pas que tu as peur de faire une chose qui est à la portée d’un nouveau né.
Marty : Moi ?! J’ai peur de rien.
Vendeur de Colt : Alors viens ! Qu’est ce que tu attends ? Montre nous que t’es un homme. Alors c’est simple, tout ce que tu as à faire c’est de ramener le chien vers l’arrière et tu donnes un tour de barillet. Ah non non non ... vise par là, hein ? Très souple, tout en douceur, voilà, c’est comme ça. [Marty manque sa cible] Oh ohohoh, seigneur.
Marty : Est-ce que je peux essayer encore une fois ?
Vendeur de Colt : Oui, bien sur, vas-y. Hey, je voudrais savoir une chose : où est ce que tu as appris à tirer comme ça ?
Marty : A Disneyland.
Adjoint : Messieurs, vous devez laisser vos armes à feux ici si vous voulez assister aux festivités.
Bufford : Et qui est ce qui va nous les prendre, fiston ? Toi ?!
Strickland : Moi.
Bufford : Marshall Strickland. J’savais pas que vous étiez revenu en ville.
Strickland : Si tu ne sais pas lire les écriteaux Tannen, j’ai de quoi te mettre les points sur les « i ».
Bufford : Vous avez pas froid au bide quand vous visez le dos d’un homme avec votre flingue !
Strickland : Je fais comme toi Tannen, je ne laisse aucune chance à l’adversaire, alors tu la lâches ta quincaillerie ?
Bufford : J’rigolais avec votre adjoint, Marshall. Si ça vous fait plaisir, je vous la donne. C’est ce qu’on allait faire, pas vrai les gars ?!
Hommes de main : Ouais, c’est vrai !
Seamus : Mais c’est ... Monsieur Eastwood. Je suis content de vous voir. A ce que je vois vous avez trouvé des vêtements corrects ... et un beau chapeau.
Marty : Oui, celui que j’avais avant n’avait pas l’air de plaire à tout le monde.
Maggie : Celui là est très seyant, Monsieur Eastwood, et ça vous va bien.
Marty : Oh merci.
Homme de main : Il est là, Bufford !
Bufford : Où ça ?
Homme de main : Là bas ! Là bas, il danse avec ce joli morceau de calico.
Autre homme de main : Et qu’est ce que tu vas faire patron ?
Bufford : Mets ta vie que si je lui enfonce le canon assez profond dans le dos personne entendra le coup.
Homme de main : Attention Bufford, y’a qu’une seule balle dans le joujou.
Bufford : Une balle, ça me suffit.
Bufford : J’t’avais dis d’assurer t’es arrières, ferrailleur.
Doc : Tannen, tu est en avance.
Bufford : Tu vois ça c’est un Derringer. Petit mais efficace. La dernière fois que j’ai tiré, le gars a mis deux jours à claquer. Il a perdu tout son sang. J’crois qu’il a eu vraiment vraiment mal. Ce qui veut dire que tu seras mort lundi, un peu avant le souper.
Clara : Excusez moi, j’ignore pour qui vous vous prenez mais nous sommes en train de danser.
Bufford : Tiens, mais cette soirée est pleine de surprise. Tu me présentes pas à Madame ? J’aimerais danser.
Doc : Je ne te ferais pas ce plaisir. Il faudra que tu vides ton chargeur d’abord.
Bufford : Très bien.
Clara : Non ! Non, Emmett ! Je vais danser avec Monsieur, ça ne me dérange pas.
Bufford : Tenez compagnie au ferrailleur pendant que moi je vais danser avec cette pouliche. Yeah !
Clara : J’ai du mal à bien danser quand mon partenaire a une arme à la main.
Bufford : Oh, ça viendra. Ca viendra tôt ou tard. Tu sais ferrailleur, j’vais peut être récupérer les 80$ en nature !
Doc : Ca suffit, laisse la tranquille Tannen !
Bufford : Whou ! Haha. Ouais, il doit y avoir un truc que tu peux faire qui vaut 80$.
Clara : J’ai l’impression que vous me sous estimé, Monsieur.
Bufford : Qu’est ce qui te fait croire ça ? [Clara frappe Tannen qui la pousse par terre]
Doc : Arrête tout de suite ! Va au diable, Tannen !
Bufford : Nan, toi tu vas y aller ! Tout droit ... en enfer !
Marty : Hey tu nous lâches espèce de tache ?!
Bufford : Pour causer t’es fortiche, avorton. T’en a assez dans le bide pour dégainer autre chose qu’un plat à tarte ?!
Marty : Ecoutez, laissez mes amis tranquille, c’est tout.
Bufford : Ba qu’est ce que t’as, pied tendre, t’as les foies ?! [Marty se retourne] Hihi, c’est bien ce que je pensais, il a les foies.
Marty : Personne ... ne me dit que j’ai les foies.
Bufford : Alors on en finit. Tout de suite.
Homme de main : Oh ! Pas maintenant patron, le Marshall a nos armes.
Bufford : Ouais c’est ce que je disais, on en finis demain.
Homme de main : Demain on est à Pine City, c’est l’attaque de la diligence.
Bufford : Bon ba alors lundi. Lundi ? On fait quelque chose lundi ?
Homme de main : Euh ... nan, on fais rien lundi, c’est bien, tu peux le buter lundi.
Bufford : J’vais revenir lundi ! Je te retrouve ici, et on règlera ça. Là dehors, dans la grand rue devant le Saloon Palace.
Strickland : Ca suffit, dispersez vous, qu’est ce qui se passe ici ? Vous faites du grabuge, Tannen ?
Bufford : J’fais pas de grabuge, Marshall. Juste une petite affaire privée entre moi et Eastwood. Ca regarde pas les forces de l’ordre.
Strickland : Ce soir tous regarde les forces de l’ordre. Je ne veux pas d’attroupement. A la moindre rixe, ce sera 15 jours dans les geôles du Compté. Allons mesdames et messieurs, allons ! Ceci est un bal ! En piste et que tous le monde s’amuse !
Doc : Marty, mais tu est fou, tu te bas en duel avec Tannen ?!
Marty : Hey Doc, Doc, ne vous faites pas de bile, lundi matin à 8 heures on aura mis les voiles, pas vrai ?
Doc : Théoriquement oui, mais si le train a du retard ?
Marty : Du retard ?
Doc : On en discutera plus tard.
Marty : Maintenant, en retard ? Comment ça en retard.
Clara : Merci, vous avez été très galant Monsieur Eastwood.
Marty : Nan ... M’dame.
Clara : Sans votre intervention, Emmett aurait pu se faire tuer.
Doc : Marty ... euh Clint, je raccompagne Clara chez elle.
Marty : Très bien, bonsoir Doc. Bonsoir Clara.
Homme : Oh vous lui avez rivé son souffle Monsieur Eastwood. J’suis pas faché de voir enfin quelqu’un qu’est pas peur de tenir tête à cette brutte.
Homme : J’appréci les hommes comme vous Monsieur Eastwood. J’aimerais bien vous offrir un verre.
Marty : Oh vous êtes gentil mais j’ai pas soif.
Vendeur de Colt : Jeune homme, jeune homme ...
Marty : Vous savez, j’ai pas fait grand-chose ...
Vendeur de Colt : Je vous donne ce Colt flambant neuf, c’est le modèle Pacificateur avec le ceinturon, c’est gratis.
Marty : Gratis ?
Vendeur de Colt : Je veux que tout le monde sache que le revolver qui a descendu Buford Tannen était un Colt Pacificateur !
Marty : D’accord, sans problème. Merci beaucoup.
Vendeur de Colt : Euh ... bien sur vous vous rendez compte que si il vous descend, je vous le reprends, hein ?
Marty : Merci encore.
Seamus : Vous l’aviez eu, Monsieur Eastwood. Vous n’aviez qu’à tourner les talons, vous auriez gardez
l’estime de tout le monde. Il en serait resté que des mots en l’air, des vantardises de fier à bras. Au lieu de ça vous l’avez laissé ... vous échauffez la bile, il vous a amené à jouer son jeu. Avec ses règles à lui.
Marty : Seamus, relax, je sais ce que je fais.
Maggie : Il me rappelle le pauvre Martin.
Seamus : Oui.
Marty : Qui ça ?
Seamus : Mon frère.
Marty : Attendez une minute là, attendez, vous avez un frère qui s’appelle Martin McFly ?
Seamus : J’avais un frère. Martin laissait n’importe qui le provoquer en duel. Il redoutait que les gens le prennent pour un froussard si il avait refusé. Et on l’a retrouvé avec un poignard planté dans l’estomac dans un saloon de Virginia City. Jamais il n’imaginait l’avenir ce pauvre Martin. Que Dieu veille sur son âme.
Clara : Le cratère dans la partie Nord-Ouest, celui qui est là bas tout seul, qui ressemble à un éclat d’étoile.
Doc : Ahah.
Clara : C’est celui qui s’appelle Copernic. Haha, vous savez, j’ai l’impression de faire la classe à mes élèves.
Doc : Oh non, s’il vous plait, continuez la leçon. Je n’avais jamais trouvé la géographie lunaire aussi fascinante. Vous êtes incollable.
Clara : Quand j’avais 11 ans, j’ai eu la diphtérie. On m’a mise en quarantaine pendant trois mois, alors mon père m’a acheté ce télescope et il l’a posé à côté de mon lit pour que je puisse voire par la fenêtre. Emmett, croyez vous qu’un jour viendra où nous pourrons nous embarquer pour la lune ? Comme nous voyageons à travers le pays en train ?
Doc : Sans nul doute. Remarquez, il faudra attendre 84 ans, et ce ne sera pas en train mais en véhicules spatiales, en capsules envoyées dans les airs par des fusées, des appareils qui produisent de gigantesques explosions, des explosions si ... si puissantes qu’elles ...
Clara : Qu’elles ... supprimeront tout effet de pesanteur et envoi le projectile dans la stratosphère. Emmett ! J’ai lu ce livre comme vous ! Vous m’avez cité un passage du livre de Jules Verne, « De la Terre à la Lune ».
Doc : Vous avez lu Jules Verne ?
Clara : Oh, j’adore Jules Verne.
Doc : Mais je l’adore aussi. «20.000 lieux sous les mers », le préféré de tous mes romans ! Je l’ai lu pour la première fois quand j’étais tout petit ! Je rêvais de rencontrer le capitaine Nemo.
Clara : Vous me taquinez Emmett, vous n’avez pas pu le lire quand vous étiez petit enfin. La première édition date d’il y a 10 ans.
Doc : Euh ... oui, en effet, enfin je voulais dire que ça m’a fait retrouvé la magie de mon enfance. Je n’avais jamais rencontré une femme qui aime Jules Verne.
Clara : Je n’avais jamais ... jamais rencontré un homme comme vous.
Marty : Hey ! Regardez, la pierre tombale.
Doc : Remontre moi cette photo. Oh, mon nom vient de disparaître !
Marty : Et bein, c’est génial. C’est demain que nous retournons vers le futur, alors tout s’efface.
Doc : Mais il n’y a que mon nom d’effacé. La date et la pierre tombale n’ont pas disparu, ça n’a aucun sens. Nous savons que cette photographie représente ce qui va arriver si les événements d’aujourd’hui continuent à évoluer demain de la même manière.
Marty : Oui, et alors ?
Croque-mort : Excusez moi, Monsieur Eastwood. J’aurais besoin de prendre vos mesures.
Marty : Ecoutez, non merci, je ne veux pas acheter de costume.
Croque-mort : Hahaha, non, c’est pour votre cercueil.
Marty : Mon cercueil ?
Croque-mort : Les paris vous donne perdant à deux contre un. Vaut mieux prendre les devants.
Doc : Et pourquoi tu portes ce revolver ? Tu envisages pas de te battre contre Tannen demain ?!
Marty : Doc, demain matin je retourne vers le futur avec vous. Mais si Buford Tannen vient me chercher des histoires, je veux être prêt. Vous avez entendu de quoi il m’a traité ce fumier hier soir ?
Doc : Tu ne vas pas perdre tout discernement chaque fois qu’on te traite de quelque chose ! C’est à cause de ça que tu auras cet accident dans le futur !
Marty : Quoi ? Qu’est ce que vous savez sur mon futur ?
Doc : Je ne te dirais rien. Ca ne ferait qu’empirer les choses.
Marty : Non, attendez Doc. Qu’est ce qui ne va pas dans mon avenir ?
Doc : Marty, nous avons tous à prendre des décisions qui affectent le cour de notre existence. Il faut que tu fasses ce que tu as à faire ... et que je fasse ce que j’ai à faire.
Doc : Marty.
Marty : Ouais ?
Doc : J’ai pris une décision.
Marty : Hein hein.
Doc : Je ne partirais pas avec toi demain.
Marty : Haha.
Doc : Je vais rester ici.
Marty : Qu’est ce que vous racontez ?
Doc : Ca ne servirait à rien de le nier. J’aime Clara.
Marty : Oh merde ! On est pas à notre place, ici ! Ni vous ni moi, Doc ! Vous savez vous pouvez encore vous faire tuer demain ! Cette tombe pourrait encore faire parti de votre avenir !
Doc : Marty, l’avenir n’est pas écrit. Chacun peut changer le sien, tu le sais ça.
Marty : Oh c’est pas vrai ...
Doc : Tout le monde a la possibilité de faire ce qu’il veut de son avenir. Je ne vais pas laisser une simple photographie décidée de mon destin. Je dois vivre ma vie en accord avec ce que j’estime être le bon choix ... dans mon cœur.
Marty : Oh ... Doc ... vous êtes un scientifique. Hein ? Alors dites moi … quel est le bon choix à faire, là dedans.
Doc : Tu as raison, Marty.
Marty : Oh ... Tout est en ordre.
Doc : Il faut au moins que j’aille lui dire au revoir.
Marty : Hein ? Enfin Doc ... Mais réfléchissez, qu’est ce que vous allez lui dire ? « Je dois retourner dans le futur » ? C’est vrai, elle va rien comprendre à tout ça. Déjà que moi qui suis dans le coup je comprends pas toujours. Doc ... écoutez ... on pourrait ... oh, je sais pas, on pourrait emmener Clara avec nous.
Doc : Dans le futur ? Comme tu viens de me le rappeler je suis un scientifique, je dois me comporter comme tel. Je t’ai exhorté à ne jamais rompre le continuum pour ton profit personnel, c’est valable pour moi aussi. Nous allons procéder comme prévu et dès que nous serons rentré en 1985, nous détruirons cette machine infernale. Les voyages dans le temps, ça fait beaucoup trop souffrir.
Clara : Oh, Emmett. Vous n’entrez pas ?
Doc : Non, il vaudrait mieux que ... que ...
Clara : Oh ... qu’est ce qui se passe ?
Doc : Je suis venu vous dire au revoir.
Clara : Au revoir ? Mais où comptez vous allez ?
Doc : Je m’en vais très loin. Et j’ai bien peur de ne jamais vous revoir.
Clara : Emmett.
Doc : Clara, je veux que vous sachiez que je tiens à vous plus que je ne saurais dire mais je me suis rendu compte que ma place n’est pas ici et qu’il faut que je reparte là d’où je viens.
Clara : Peut on savoir d’où vous venez ?
Doc : Je ne peux pas vous le dire.
Clara : Alors ... où que vous alliez, emmenez-moi avec vous.
Doc : C’est impossible. Je voudrais que la vie soit faite autrement mais croyez-moi quand je vous dis que jamais je ne vous oublierai et que ... je vous aime.
Clara : Je ne comprends pas ce que vous essayez de me dire.
Doc : Clara, je crois qu’aucune explication ne pourrait vous éclairer.
Clara : Je vous en prie Emmett, j’ai le droit de savoir. Si vous êtes sincère, si vous m’aimez, vous devez tout me dire.
Doc : Bon, d’accord. J’arrive du futur. Je suis venu dans une machine à voyager dans le temps que j’ai inventée et demain je vais être obligé de retourner en l’an 1985.
Clara : Oh ... oui, Emmett. Je comprends, c’est très clair. Ce qui est clair c’est que mon intêret pour les œuvres de Jules Verne n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ! Vous avez inventé ce mensonge éhonté à seule fin de profiter de moi ! [Clara gifle Doc] J’ai entendu des énormités dans ma vie, mais que vous ayez cru pouvoir m’entortiller avec ce genre de ficelles, je trouve ça tellement insultant et humiliant ! Tout ce que vous aviez à dire c’était « Je ne vous aime pas et je ne veux plus jamais vous revoir ». Là au moins, vous auriez fait preuve de respect !
Doc : Mais ce n’est pas la vérité.
Chester : Emmett ! Qu’est ce que je te sers, comme d’habitude ?
Doc : Non, Chester. J’ai besoin d’un remontant efficace ce soir.
Chester : Salsepareille.
Doc : Whisky, Chester.
Chester : Whisky ? Emmett, tu est sur ? Tu te souviens de ce qui t’es arrivé pour la fête nationale ?
Doc : Whisky.
Chester : Bon, comme tu veux, j’suis pas ton père. Ce que j’en dis c’est pour que tu fasses pas de bêtise.
Doc : Laisse la bouteille.
Démarcheur : C’est une femme, n’est ce pas ? Je le savais. J’ai vu cette expression dans les yeux d’un homme au moins mille fois dans tous le pays. Tout ce que je peux vous dire l’ami, c’est ... vous l’oublierez.
Doc : Non. Des Clara on en trouve une sur des millions. Une sur des milliards. Une sur x puissance infini. La femme de mes rêves et je l’ai perdue jusqu’à la fin des temps.
Démarcheur : Mouais. Une chose est claire Monsieur, il y a d’autres femmes.
Doc : Dans les temps futurs, on aura plus besoin de chevaux. Tout le monde aura des chariots motorisés appelés « automobiles ».
Homme : Ouais. Et ba si tout le monde a une de ses autos ... euh j’sais pas quoi là, il doit plus y avoir personne qui court ou qui marche ?
Doc : Bien sur, on court. Pour se distraire, pour le plaisir.
Homme : Courir pour le plaisir ? Ouais, ils ont de sacrées façons de rigoler !
Marty : Doc ! Doc, qu’est ce que vous fabriquez ?
Doc : J’ai perdu Clara pour toujours. Il y a plus rien qui me retienne ici.
Marty : Alors vous n’avez qu’à partir avec moi.
Doc : Où ?
Marty : Retourner vers le futur !
Doc : Bien ! Allez, en route !
Marty : Super.
Doc : Messieurs, mon ami et moi avons un train à attraper.
Homme : A la tienne, maréchal ferrand.
Homme : Et au futur.
Homme : Amen.
Doc : Amen.
Chester : Emmett, non !
Chester : Dans à peut près 10 minutes, il sera redevenu aussi sobre qu’un prêtre le jour du Seigneur.
Marty : Dans 10 minutes ?! Pourquoi faut il toujours qu’on ai un timing aussi serré ?
Chester : Tiens, tu lui bouches le nez avec cette pince à linge et ... quand il ouvrira la bouche, tu lui verses tout l’verre dans l’gosier. Mais, reste pas à côté.
Bufford : T’es là dedans, Eastwood ?! Il est 8 heures ! Viens te battre si t’es pas un lâche !
Marty : Mais il est pas encore 8 heures !
Bufford : Ba à ma montre, oui ! Réglons nos comptes une bonne fois pour toute, avorton ! Ou est ce que t’as rien dans les tripes ?!
Marty : Ecoutes ... ça me dis rien aujourd’hui, je me sens pas trop d’attaque. Alors il va falloir que je déclare forfait.
Bufford : Forfait ? Forfait ?! Quoi qu ... Qu’est ce que ça veut dire ?
Homme de main : Euh bein ... ça veut dire que tu gagnes sans te battre.
Bufford : Sans tirer de coup d’feu ?! Mais il peut pas faire ça ! Hey, tu peux pas faire ça ! Tu sais ce que je pense ?! J’pense que t’es qu’un pétochard qui a les foies et qui a rien dans le ventre ! Et je te donne jusqu’à 10 pour sortir de ton trou et prouver le contraire !
Homme : T’as intêret à te montrer à la hauteur fiston, parce que si tu refuses d’aller là bas dehors ...
Marty : Quoi ?!
Bufford : Cinq !
Marty : Si j’vais pas dehors, qu’est ce qui se passera ?!
Homme : C’est que t’as la trouille !
Bufford : Six !
Homme : Et y’ora marqué « trouillard » sur ton front toute ta vie !
Homme : Partout, tout le monde dira que Clint Eastwood est le pétochard qui a le plus les foies de l’Ouest !
Démarcheur : Je vous l’dis, jamais je n’avais vu quelqu’un qui ai le cœur aussi brisé que ce pauvre garçon. Et quand il a dis qu’il ignorait comment il pourrait continuer à vivre en sachant la peine qu’il avait causé à cette jeune fille, je vous jure ... ça faisait pitié à voir. J’en avais mal au cœur.
Démarcheur : Je ne croyais pas qu’un chagrin d’amour pouvait briser un homme à ce point. Comment elle a dis qu’elle s’appelait ? Cara ? Sarah ?
Homme : Clara.
Démarcheur : Clara !
Clara : Excusez moi.
Démarcheur : M’dame ?
Clara : Mais cet homme était grand, avec un regard de chien battu, de beaux yeux noisettes et une longue masse de cheveux argentés ?
Démarcheur : Vous connaissez cette homme ?
Clara : Emmett !
Marty : Qu’est ce que c’est ses machins ?
Doc : Des bûches compactes de ma fabrication. Du bois compressé additionné à de l’anthracite en poudre et traité pour brûler plus longtemps. Je les utilisent dans ma forge éviter d’alimenter le feu. Ses trois bûches s’enflammeront successivement dans le foyer augmentant la température de la chaudière, ça fera grimper la pression et le train prendra de la vitesse !
Doc : Marty, le nouveau cadran de tableau de bord te donne la température de la chaudière. Les plages colorées indiquent la mise à feu de chaque bûche. Vert, jaune et rouge. Chaque déflagration sera accompagnée d’une brusque poussée d’accélération. Espérons que nous atteindrons les 88 miles avant que l’aiguille ne dépasse les 2,000 !
Marty : Pourquoi ? Qu’est ce qui arrive si on dépasse les 2,000 degrés ?
Doc : La chaudière explose !
Marty : Parfait.
Clara : Emmett !
Doc : Clara !
Clara : Je vous aime !
Marty : Doc ! Doc, qu’est ce qui se passe ?!
Doc : C’est Clara ! Elle est dans le train !
Marty : Clara ? Parfait.
Doc : Elle est dans la cabine ! Je retourne la chercher !
Marty : L’éolienne ! Doc ! L’éolienne, on va à plus de 50 ! Vous n’avez pas le temps !
Doc : Alors il faudra qu’on l’emmène avec nous ! Continue à me donner la vitesse ! Clara, cramponnez vous et venez me rejoindre !
Clara : Je ne sais pas si je pourrais !
Doc : Si, vous pouvez ! Ne regardez surtout pas en bas !
Jennifer : Tu sais, mon cauchemar, ça avait l’air tellement vrai. Ca se passait dans le futur. Notre futur à tous les deux. Tu te faisais virer du travail.
Marty : Quoi, comment ça je me faisais virer ? Hilldale. Hilldale ! C’est là qu’on habite ! Euh ... enfin c’est là que ... enfin c’est là qu’on va habiter. Un beau jour.
Jennifer : Marty, c’était seulement un rêve, n’est ce pas ?
Needles : Hey ! Super M ! Qu’est ce que tu glandes, McFly ?
Marty : Salut, Needles.
Needles : Génial ta caisse, mon salaud. Fais voir ce qu’elle a dans le ventre. Quand le feu passe au vert !
Marty : Non, merci.
Needles : Qu’est ce qui se passe ? T’as les jetons ?! T’es une poule mouillé ?!
Jennifer : Marty, non.
Marty : Cramponne toi, Jennyfer.
Copain de Needles : T’es une flèche, Tomahawk !
Needles : Taillo !
Jennifer : Tu l’as fait exprès ?
Marty : Tu me crois pas assez bête pour faire la course avec ce taré ? La vache, j’aurais percuté la Rolls-Royce.
Jennifer : Tu vois c’est écrit, « Vous êtes viré ! ». Ca c’est effacé.
Jennifer : Docteur Brown, j’ai rapporté cette feuille de mon voyage dans le futur et ... le texte s’est effacé.
Doc : Bien sur qu’il s’est effacé !
Jennifer : Mais qu’est ce que ça veut dire ?
Doc : Ca veut dire que le futur n’est jamais écrit à l’avance. Pour personne. Votre futur sera exactement ce que vous en ferez, alors faites qu’il soit beau, pour chacun de vous.
Marty : On fera le nécessaire.
Doc : Attention au départ ! Les garçons, attachez vos ceintures !










































